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Marche de l’opposition : « Il faut garder la dictature loin de nos institutions » (Francine Muyumba)

Parmi les manifestants de premier rang ce samedi 13 novembre dans les rues de Kinshasa, Francine Muyumba, sénatrice et membre du Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila n’entend point admettre la « dictature » s’installer en République démocratique du Congo. Chemise blanche décontractée, en jeans et basket, l’ancienne présidente de la jeunesse africaine confie à POLITICO.CD qu’ils ne sont plus écoutés dans les institutions. Elle invite le pouvoir de Kinshasa de mettre la « dictature loin des institutions ».

« Quand dans les institutions, on ne nous écoute plus, on ne sait plus représenter le peuple. La population qui nous a donné le pouvoir de défendre ses intérêts. Nous devons descendre dans la rue pour nous faire entendre parce que c’est très important. Il faut dépolitiser la CENI et il faut garder la dictature loin de nos institutions parce que trop c’est trop », déclare-t-elle avant d’avertir qu’ils vont continuer la lutte car « à la fin, il y aura toujours la victoire ».

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Francine Muyumba explique également que la République démocratique du Congo fait « désormais » face à plusieurs problèmes d’ordre social, économique et sécuritaire. En réponse à ces problèmes, elle affirme que les autorités sont « démissionnaires ».

« Nous avons beaucoup de problèmes sur le plan social, le problème de RAM, le problème de l’insécurité à l’Est du pays, plusieurs incursions des groupes armés étrangers sur notre territoire. On est petit peu fatigué. Et nous devons nous exprimer. C’est la manière la plus appropriée. Parce que les institutions ne répondent pas aux préoccupations de congolais », dit-elle.

Stéphie MUKINZI

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