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RDC : La justice ougandaise exige 9.000 dollars pour relâcher 62 pêcheurs congolais arrêtés en septembre

Aux arrêts depuis le mois de septembre 2021, soixante deux (62) pêcheurs congolais sont toujours en détention en Ouganda, plus de deux mois après. Ces pêcheurs œuvrant au Lac Albert notamment dans la province de l’Ituri ont été arrêtés le 17 septembre par la marine ougandaise pour violations des frontières lacustres, apprend POLITICO.CD.

Selon le président de la Fédération du Comité des Pêcheurs du Lac Albert (FECOPELA), qui s’est confié ce jeudi 11 novembre 2021 à la presse locale en Ituri, la justice ougandaise exige plus de 9 milles dollars américains avant de libérer ces sujets congolais. Il explique que c’est en raison de 150 dollars américains par pêcheur, équivalent à 500 milles shillings ougandais.

« Nous étions dernièrement en Ouganda où nous avions pris langue avec la présidente de leur cour. Elle nous a demandé de verser des cautions pour la libération de nos collègues qui sont détenus dans leurs prisons. Nous sommes entrain de nous mobiliser avec leurs familles respectives pour obtenir leur libération », a indiqué Uweci Welekano à la voix de l’Ituri.

À en croire le président des pêcheurs de l’Ituri, le gouvernement congolais est saisi de cette situation et promet de s’y investir de manière diplomatique.

« Le gouvernement congolais nous demande d’attendre car le dossier est au niveau de la diplomatie de ces deux pays », a poursuivi Uweci Welekano Moïse joint par nos confrères de lavoixdelituri.net.

Les informations parvenues à POLITICO.CD ont indiqué que ces pêcheurs sont détenus dans les prisons de Bujo Bujo et de Kionjojo en Ouganda. Ils ont été arrêtés avec leurs matériels de pêche.

Notons qu’il y a près de deux semaines, la marine Ougandaise a relaxé plus de 20 autres pêcheurs congolais arrêtés pour les mêmes faits. Les deux pays notamment la RDC et l’Ouganda se partagent légalement, dans le cadre de la coopération bilatérale, les activités de pêche sur le Lac Albert, touchant deux côtes de ces pays voisins.

Serge Sindani

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