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Nord-Kivu : Des accrochages entre la police et la population font 5 morts à Lubero

Cinq civils ont été tués à balle réelle par les éléments de la police ce samedi 6 novembre dans la soirée, à Mihobwe, dans le territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu.

Tout est parti de la capture d’un présumé voleur de moto par la population samedi, à Mihobwe, une entité très proche de Kirumba. Voulant s’échapper, grâce à l’intervention de la police, la population en colère l’a rattrapé dans sa course avant de le brûler vif, révèle Kambere Bonané, président de la société civile locale.

Les policiers ont, alors, tiré à balles réelles sur la foule afin de la disperser. Dans la foulée, deux personnes, identifiées comme des taximan moto, sont atteintes par des balles et meurent sur le coup, ajoute la même source.

Ce qui a occasionné des échauffourées entre les policiers et des conducteurs de taxi moto. Ces violences se sont déportées jusqu’à Kirumba, situé à proximité.

L’intervention de la police a dégénéré d’abord sur place à Mihobwe, puis la violence s’est propagée jusqu’à Kirumba, faisant au total cinq morts, alors que cette commune rurale se remettait d’autres échauffourées, ayant eu lieu plus tôt, le matin.

Ce dimanche 7 novembre, toutes les activités sont restées paralysées dans la zone. Des manifestants ont érigé des barricades sur la route nationale numéro 2 empêchant ainsi la circulation sur cette voie qui mène à Goma, rapporte le Bourgmestre de Kirumba.

Dans cette commune, des policiers auraient, également, tiré à bout portant sur deux autres motards dans une foule de manifestants en colère. Les victimes sont décédées sur le champ.

La société civile locale affirme que onze autres personnes ont été grièvement blessées et sont admis aux soins dans les structures sanitaires.

Le bourgmestre de Kirumba qui confirme ce bilan, ajoute que six maisons appartenant à des policiers ainsi que trois bureaux administratifs ont été incendiés par des manifestants.

Un mini-bus qui se rendait à Butembo a été également brûlé tandis que deux militaires se trouvant à bord et son chauffeur ont été brutalisés par les manifestants.

Bernard MPOYI

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