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Nini tosali te : le groupe MPR a « une oreille vraiment attentive de la part du président de la République » (Kasongo Mwema)

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Lors d’une conférence de presse ce lundi 08 novembre à Bruxelles, le porte-parole du président de la République, Kasongo Mwema a répondu à la question de savoir ce que pense, le Chef de l’État Félix Tshisekedi au sujet du nouvel opus du groupe MPR « NINI To SALI TE » qui est sur toutes les lèvres.

Kasongo Mwema affirme que le président Tshisekedi a une oreille attentive aux cris de détresse exprimé par ces jeunes dans cette chanson. Cependant, il indique que le gouvernement ne peut travailler qu’avec les moyens à disposition.

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« Le président de la République est quelqu’un qui écoute beaucoup. De toutes les façons, ce que les jeunes ont exprimé, c’est ce que Monsieur et Madame de la rue, tout le monde exprime directement lorsqu’on a l’occasion de l’écouter. Ils ont une oreille vraiment attentive de la part du président de la République, c’est quelqu’un qui n’esquive aucune question. Lorsque vous allez lui exprimer ce que vous vivez, ce que vous ressentez, il vous écoute. Maintenant nous ne pouvons travailler qu’avec ce que nous avons à disposition. Il se bat jour et nuit pour donner au gouvernement les moyens de la politique qu’il voudrait s’imprimer dans notre pays », a t-il déclaré.

De son côté, le ministre de la communication et des médias Patrick Muyaya, la chanson « NINI TO SALI TE » s’inscrit dans la logique d’une jeunesse qui se plaint de la situation générale du pays.

« Je fais partie de cette jeunesse mais aujourd’hui si je suis arrivé à me faire élire et à être là où je suis c’est parce-qu’au delà de ce qu’il y avait dans notre société, on a travaillé, on a tenu, on a avancé. La vérité c’est que nous vivons depuis plus des décennies dans un contexte d’abandon général et donc le message des jeunes qui est perçu là dedans c’est comme un message de désespoir pour dire NINI TO SALI TE mais en réalité et à ma compréhension ceci ne veut pas dire TO TIKA KO SALA, traduit en français (Ndlr: Que nous devons arrêter de faire ), ça veut dire que ce n’est pas parce qu’on a fait hier et ça n’a pas marché qu’on ne doit plus faire demain », a argué Patrick Muyaya.

Par ailleurs, Patrick Muyaya estime que cette chanson ne vise pas spécifiquement une personne, au contraire, elle est une interpellation des jeunes pour que les jeunes l’État fasse davantage. Il assure d’ailleurs avoir été très touché, ensemble avec le premier ministre Jean-Michel Sama en écoutant cette chanson.

« Moi qui vous parle j’ai fait une année en architecture, une année à l’école des finances et puis j’ai fini journaliste. Ça veut dire qu’à un moment donné, par rapport aux contextes du pays,on essaie à gauche ça ne marche pas, on essaie à droite ce qu’il faut c’est ne jamais renoncer. Je crois que c’est ça le message que nous allons adresser à notre jeunesse et d’ailleurs j’ai partagé le clip avec le premier ministre, lui comme moi, nous sommes de la même génération on s’est senti touché comme autorités mais nous, on sera jamais comme avant, on va tout nous reprocher mais on ne pourra pas nous reprenons de commencer le changement et ce travail du changement prendra justement du temps parceque les solutions se construisent ce n’est jamais une génération spontanée. On ne se considère pas spécifiquement ciblé par cette chanson, en tout cas ce n’est pas une affaire personnelle, c’est une interpellation des jeunes pour que les jeunes l’État fasse davantage et l’État le fera », a ajouté le ministre de la communication et des médias.

La chanson du groupe Musique Populaire de la Révolution (MPR), «NINI TO SALI TE » fait buzz dans le pays et au-delà des frontières. Retraçant les réalités du pays auxquelles la jeunesse fait face, manque d’emploi et autres, le duo « Yuma Dash et Zozo Machine » se pose en alarmiste avec des larmes de mots qui peignent un tableau larmoyant d’une jeunesse qui se cherche, encore et encore.

Yuma Dash et Zozo Machine parlent de jeunes congolais. Leur réalité. Surtout leur ras-le-bol. Dans cette chanson aussi poignante, les artistes tentent de traduire en mieux tout ce qui ronge la jeunesse congolaise.

Carmel NDEO

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