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Sindika Dokolo, un an déjà dans l’au-delà

29 octobre 2020 au 29 octobre 2021, un an jour pour jour mourait l’homme d’affaires, collectionneur d’oeuvres d’art et initiateur du mouvement citoyen « Le congolais debout », Sindika Dokolo, à l’âge de 48 ans à la suite d’un accident de plongée sous-marine à Dubaï, où il s’était replié avec son épouse après les accusations de détournements de fonds massifs dont il a fait l’objet à la suite de la publication des « Luanda Leaks », début 2020.

Citoyen engagé, modèle d’abnégation et de dépassement de soi pour la cause de son Congo natal, acteur engagé dans la politique, la culture, l’économie et philanthrope, Sindika Dokolo a marqué de son empreinte dans la sphère politique congolaise avec son mouvement citoyen « Congolais debout » qu’il a lancé en 2017, pour mobiliser la société civile congolaise contre l’ancien président Joseph Kabila et soutenir l’opposition. Il était également connu grâce à sa position ferme et constante dans l’opposition.

Sans langue de bois, Sindika Dokolo a de son vivant lutté contre toutes formes d’inégalités dans la société, l’amélioration des conditions de vie de la population. Entant que activiste pro-démocratie, Sindika Dokolo a mis son énergie pour le respect des droits de l’homme au sein de son mouvement citoyen « Le congolais debout », qui se veut un mouvement d’éveil de la conscience collective des congolais.

Un an après, ces interventions et sorties médiatiques raisonnent encore dans les cœurs de ces concitoyens.

« Messieurs les politiciens vous n’êtes pas propriétaires du pouvoir, vous êtes dépositaires d’un mandat qui inclut des responsabilités. Tous les politiciens sont à la place qu’ils occupent certains certains avec plus au moins de légitimité et plus au moins de talent que d’autres. Il va falloir maintenant que cette machine politique, qui a le pouvoir puisse arriver à dériver sur les grandes attentes et sur les grandes questions. Ce qu’on entrain de dire ce que c’est fini maintenant les histoires de dire, je prends le pouvoir et puis on se reparle en 5 ans quand il va falloir que je le garde », déclarait-il lors d’une interview accordée à la radio Top Congo

Dans son combat, Sindika Dokolo a toujours encouragé les jeunes à être acteurs du changement et non spectateurs de l’impunité sous toutes ses formes, car disait-il « C’est comme ça qu’on obtiendra un Congo meilleur ».

« J’aimerais encourager, je vois tellement les gens de la société civile qui sont des jeunes très courageux et je leur dis que la politique n’est pas salle mais être un citoyen n’est pas être passif, regarder un autre gérer la destinée de nos enfants ce n’est pas ça. Dans la démocratie, il faut respecter ceux qui sont entrain de gérer le pouvoir, qui ce mandat ou cette responsabilité mais ça ne veut pas dire qu’on est rien, qu’on est personne et qu’on ne compte pas. C’est cette culture, ce déclic psychologique qu’il faut qu’on acquiert et moi je pense que c’est comme ça qu’on aura un meilleur Congo, ce n’est pas en essayant de dire qu’on va donner tout le pouvoir à une personne perce que le pouvoir absolu corrompt absolument », disait-il.

Né le 16 mars 1972 à Kinshasa et mort le 29 octobre 2020 à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, Sindika Dokolo a été enterré le 17 novembre 2020 à Londres, en Angleterre en présence de sa famille, sa femme et ses enfants. Le jour de la mise à terre de sa dépouille, même la nature n’a pas pu retenir ses larmes. Il avait plu. Un an après, la nature se souvient encore de lui.

Carmel NDEO

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