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RDC : « Le dépassement budgétaire est une faute de gestion et viole la loi des finances publiques » (ODEP)

L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a réagi à la déclaration de l’inspecteur général de finances, chef de service Jules Alingete, selon laquelle le dépassement budgétaire enregistré à la présidence de la République n’est ni un acte de détournement ni un acte de mauvaise gestion.

D’après son chargé de communication, Valery Madianga qui intervenait à la radio Okapi, le dépassement budgétaire est une faute de gestion et viole la loi des finances publiques dans la mesure où les crédits budgétaires sont limitatifs.

« Les charges de l’Etat sont déterminées dans le budget de l’Etat ou la loi des Finances. Dans cette loi, chaque service présente ses besoins annuels au cours des conférences budgétaires organisées par le ministère du Budget. Au cours de l’année, nous constatons que dans l’exécution, certains services ont déjà dépassé tout ce qu’on leur a accordé comme budget, voté par le Parlement. Le dépassement budgétaire sont des fautes de gestion », a expliqué Valery Madianga.

Pour sa part, Jean-Claude Tshilumbayi, député provincial de l’UDPS soutient que le dépassement budgétaire ne peut être qualifié de détournement ou d’acte de mauvaise gestion.

A l’en croire, le dépassement budgétaire enregistré à la Présidence de la République s’explique par des besoins urgents comme la sécurité, la diplomatie et aussi la nécessité de créer des structures spécialisées pour permettre au chef de l’Etat d’accomplir les tâches constitutionnelles qui sont les siennes.

Dans sa précédente déclaration, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) avait accusé l’inspecteur général des Finances, Jules Alingete de faire l’apologie de la megestion des finances publiques et couvre la gabegie financière à la Présidence de la République, devenue, à l’en croire, le symbole des dépassements budgétaires faute de gestion.

Cette structure avait ainsi recommandé au président de la République ce qui suit :

  • Mettre fin à ces mauvaises pratiques de gestion des finances publiques qui sont devenues pérennes au sommet de l’État depuis janvier 2019 jusqu’à ce jour. C’est un mauvais exemple donne autres gestionnaires des finances publiques dans le pays ;
  • Mettre fin à la campagne d’apologie de la mauvaise gouvernance que vient de commencer votre collaborateur de l’IGF. C’est une campagne qui vise à minimiser et dédramatiser les mauvais actes de gestion. C’est une campagne à but électoraliste. Produisez un bilan visible et valable avant de penser aux prochaines élections
  • Réduire le train de vie de l’institution Présidence de la République dont les crédits ont augmenté de 100 millions de dollars dans la loi des finances 2022, mais a quelles fins. Cela empêchera-t-il les dépassements budgétaires ? Nous l’esperons !!!
  • Réhabilitez de manière urgente la Cour des Compte.

Pour rappel, lors d’un briefing animé conjointement avec le porte-parole du gouvernement, le 23 octobre, Jules Alingete a déclaré que le dépassement budgétaire n’est pas un acte de détournement et ou de mauvaise gestion. Ainsi, il a expliqué que le dépassement budgétaire arrive au moment de paiement en procédure d’urgence, lorsqu’il s’agit de résoudre des impératifs de la dépense publique.

Carmel NDEO

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