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Pollution de l’environnement à Moanda : PERENCO-REP et Moanda International Oïl Company, « les plus grands pollueurs »

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La communauté locale du territoire de Moanda en RDC réunie à travers la structure « LES MASQUES » a, dans une déclaration parvenue à POLITICO.CD ce dimanche 24 octobre 2021, dénoncé les violations répétitives des droits de l’homme et la pollution de leur environnement par plusieurs multinationales pétrolières présentes dans ce territoire.

« C’est depuis près de 5 décennies que les multinationales et un noyau d’élite politique congolaise s’enrichissent sans se soucier de moindre dégât collatéral socio-environnemental causé par l’exploitation pétrolière dans notre cher territoire. A ce jour, nos terres polluées, l’air que nous respirons contaminé par plusieurs gaz dont on ignore les impacts nocifs, nous sommes chaque jour exposés à des maladies parce que notre nappe aquifère est contaminée par les différentes eaux de formation », dénonce-t-il.

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Selon eux, leurs frères travailleurs dans ces entreprises exploitantes sont victimes de violation des normes nationales et internationales du travail, de salaire qui ne leur permet pas de prendre en charge leur responsabilité.

Ainsi, conformément aux articles 53 et 58 de la constitution de la République démocratique du Congo cette communauté exige ce qui suit :

La création d’un bureau d’audience publique pour l’environnement (BAPE) ;

La mise en place d’une fiscalité environnementale pour couvrir financièrement les différents dégâts socio-environnementaux causés par le rejet de différents gaz nocifs dans l’atmosphère y compris la pollution des eaux.
Elle sera gérée par le ministère national d’environnement et le gouvernement provincial du Kongo-central ;

L’audit environnemental et l’indemnisation des dégâts socio-environnementaux liés aux activités pétrolières par PERENCO-REP ET Moanda International Oïl Company (MIOC).

En attendant le rapport de l’audit environnemental qui doit être fait par une organisation internationale environnementale, une somme arbitraire d’au moins 200 000 000 USD doit être versé au gouvernement provincial par ces deux entreprises précitées pour atténuer en urgence les conséquences de la pollution dont nous sommes victimes ;

La renégociation de l’avenant n°8 à la convention du 9 août 1969 régissant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans la zone maritime de la République démocratique du Congo.

Toutes nos tentatives d’avoir le son de cloches de ces entreprises citées n’ont pas encore abouti.

Dominique Malala

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