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Des chinois exploitants miniers en Ituri : Johnny Luboya plaide pour une mission de contrôle et d’évaluation

Le Gouverneur de la province de l’Ituri, le Lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny, demande à la Ministre des Mines de diligenter une mission de contrôle et d’évaluation du secteur minier qui peut permettre d’enlever la confusion sur l’encadrement des exploitants miniers Chinois. Il a fait dans une correspondance datée de ce jeudi 21 octobre 2021.

« En définitive, en vue d’assainir le secteur minier en la province de l’Ituri, je vous prie de diligenter une mission de contrôle et d’évaluation du secteur minier qui devra lever toute équivoque sur ce dossier et formuler des recommandations pour la bonne gouvernance de ce secteur, selon la vision de son excellence monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Commandant suprême des FARDC et de la PNC, dans le cadre de la politique Nationale du secteur telle que mise en oeuvre par le Gouvernement de la République », a-t-il fait savoir dans ladite correspondance.

D’après le Lieutenant-général Luboya N’kashama, cette commission pourra avoir comme rôle d’identifier des Chinois et propriétaires des dragues dans les sites miniers. Il ajoute qu’elle peut également porter sur les conditions d’entrées et séjours d’exploitants miniers Chinois en province de l’Ituri, sur la mise à disposition des éléments des FARDC et de la PNC afin d’assurer leur sécurité personnelle mais également de leurs sites d’exploitation minière, et enfin, la perception et destination des impôts, droits, taxes et redevances miniers par les services spécialisés des mines tels que la Division Provinciale des Mines et Géologie mais notamment le SAEMAPE, pendant les cinq dernières années.

Le Gouverneur de l’Ituri dit avoir pris bonne note de la lettre de la Ministre des Mines en rapport avec ce dossier bien qu’elle s’oppose à l’initiative provinciale. Il révèle que cette initiative a été prise avec l’implication des services spécialisés des mines dans la province de l’Ituri notamment la Division Provinciale des Mines et le SAEMAPE.

« En effet, ladite note porte sur l’encadrement et la perception des droits et frais dans les sites miniers et matériaux de construction, car à ce jour, aucun de nos services ne dispose des informations fiables sur les sites d’exploitations, la régularité de la présence de ces sujets Chinois, et leurs situations fiscales en province », peut-on lire dans ladite correspondance signée par Luboya N’kashama.

Il déclare, par la même occasion, qu’ils ne peuvent plus tolérer à ce que cette partie de la RDC demeure le lieu des conflits alimentés par l’exploitation illicite des minerais aux préjudices du bien-être de la population.

Christian Malele

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