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Appelé à démissionner, Tony Mwaba vante son bilan d’avoir « réalisé en 5 mois ce que personne n’a pu réaliser dans le passé »

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Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) n’a pas tardé de réagir après la manifestation ce jeudi 21 octobre dans la matinée, des élèves qui ont investi le temple de la démocratie où siègent les deux chambres du Parlement. Ce, pour dire leurs revendications : « nous voulons étudier ». Des manifestations qui s’organisent de suite de la grève des enseignants.

En effet, cette manifestation a soulevé un tollé dans l’opinion publique qui exige la démission du ministre de l’EPST, Tony Mwaba.

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À ce sujet, Tony Mwaba répond : « je suis le 35ème ministre de l’EPST de la RDC. En 5 mois, j’ai réalisé ce que personne n’a pu réaliser dans le passé et personne n’a démissionné »

Et de préciser que « 447 élèves étaient ce matin au palais du peuple alors que dans la capitale nous avons un total de plus de 800 élèves à la meternelle, Primaire 17630, Secondaire 21823. Dire que les élèves n’étudient pas est une position extrémiste. »

Des élèves « manipulés »

Selon Tony Mwaba, les élèves ont été transportés dans les bus jusqu’au palais du peuple et ils ont perçu 5000 FC à chacun. Et ça, estime-t-il, c’est de la manipulation.

Pour lui, la grève décrétée par le SYNECAT n’était pas légale et n’a respecté aucune procédure. Il précise que le SYNECAT l’a reconnu et l’a levée. « Je suis professeur et il m’arrive d’aller aussi en grève. La grève est un droit, je suis d’accord. Mais, elle doit être régulière », souligne-t-il en rappelant qu’à l’EPST, « on paie le poste pas l’enseignant. Si l’enseignant reste à la maison, on le désactive. On le remplace par un autre enseignant NU. Ce n’est pas un défi contre les enseignants, qui sont nos partenaires. »

Tony Mwaba rassure que la gratuité ne tangue pas, elle est effective. Ainsi, il appelle les élèves à ne plus sortir pour manifester.

« Aux élèves, ne sortez plus dans la rue. Aux parents, tirez les oreilles de vos enfants, n’acceptez pas qu’ils soient manipulés par les acteurs que vous ne maîtrisez pas. Aux acteurs politiques, trouvez un autre terrain. Aux enseignants, ne séchez plus les cours », conclut-il.

Dominique Malala

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