PUBLICITÉ

La « nouvelle incursion » rwandaise « démontre la fragilité et l’inefficacité de l’état de siège » (Nicole Kavira)

Les réactions continuent de tomber 24 heures après l’incursion de l’armée rwandaise à Kibumba dans le territoire territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu.

Pour le mouvement citoyen des indignés de la situation sécuritaire de l’Est de la République Démocratique du Congo (MISS), cette nouvelle incursion de l’armée rwandaise démontre la fragilité et l’inefficacité de l’état de siège instauré depuis près de 6 mois dans la province du Nord-Kivu.

« Non seulement l’armée rwandaise en occupant et pillant les villages congolais, sous le gros silence et la distraction des autorités militaires et politiques à Kinshasa, vient de démontrer la fragilité et l’inefficacité même de l’état de siège. Aussi, il devient évident que tous les accords signés avec le Rwanda pour l’exploitation de nos minerais sont une moquerie envers les congolais dont les autorités ne maîtrisent rien sur les enjeux sous-régionaux », a déclaré à POLITICO.CD, Nicole Kavira, coordinatrice nationale de ce mouvement citoyen.

Pour les indignés, tant que les autorités continueront à caresser les « bourreaux » dans le sens du poil, l’insécurité et les tueries persisteront.

« A Beni, en Ituri on égorge, dans les Haut-plateaux de Fizi on saccage et voilà à Nyiragongo les incursions se multiplient. Voilà pourquoi nous nous demandons l’état de siège n’est-il pas été mis en place pour traquer l’ennemi vivant en interne ou même à l’externe. Comment expliquer le fait qu’une armée étrangères entre sur le sol congolais en plein état de siège comme elle veut ?», s’est-elle questionnée.

Il convient de rappeler que l’armée congolaise a dans sa déclaration parlé d’une incursion accompagnée des vols et pillages. De son côté, l’armée rwandaise indique plutôt que ses forces de sécurité poursuivaient des contrebandiers qui ont traversé la frontière Rwanda-RDC au niveau de la cellule de Hehu, secteur de Bugeshi, district de Rubavu.

« En poursuivant les contrebandiers qui portaient des paquets non-identifiés et soupçonnés d’être armés, les forces de l’ordre ont involontairement traversé de quelques mètres, la frontière avec la RDC », explique un communiqué officiel des forces des sécurité rwandaises avant de souligner que « les RDF et les FARDC entretiennent de bonnes relations et continuent de collaborer en matière de sécurité ».

Carmel NDEO

- Publicité -

EN CONTINU