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Grogne à la DPS/Tshopo : le Groupe Lotus de Dismas Kitenge dénonce « des ambitions personnelles mal gérées »

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Le Groupe Lotus, une organisation de défense des droits humains affiliée à la FIDH et basée à Kisangani, dénonce des ambitions personnelles d’un groupe de gens visant à instrumentaliser les communautés dans une affaire délibérément entretenue dans le chef de certains médecins qui n’ont pas trouvé satisfaction dans la dernière commission d’affectation collective des médecins signée par le Gouverneur ai de la Tshopo.

Dans un communiqué de presse rendu public vendredi 15 Octobre au travers les médias, le Groupe Lotus affirme avoir mener une enquête sur des tensions observées à la division provinciale de la Tshopo, qui ont abouti à des attaques personnelles contre le chef de la DPS, le Dr Francis Baelongandi. Après un examen minutieux des différents documents liés au dossier et des multiples échanges avec les autorités à tous les niveaux, le Groupe Lotus dénote que le processus de recrutement et d’affectation des médecins de la Tshopo a respecté les procédures en la matière et il a été ouvert, tripartite et repose sur des critères objectivement vérifiables et admis dans l’administration publique.

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Selon Dismas Kitenge Senga, président du Groupe Lotus, chercheur et défenseur des droits humains, Il y a eu une instrumentalisation politique du dossier, sur base, confie-t-il, de fausses informations. Il cite aussi des tentatives d’instrumentalisation sociale des communautés ethniques et tribales de la province de la Tshopo mises en œuvre par un médecin non satisfait de cette décision.

« Ces attaques personnelles et égoïstes contre le chef de division provinciale de la santé risquent de diluer les efforts de toutes les autorités dans la lutte contre la covid-19 et l’épidémie de la méningite à Banalia et de déstabiliser la division provinciale de la santé si les autorités nationales se fient à ces fausses informations et rumeurs leurs adressées », regrette Dismas Kitenge.

Dans cette optique, le Groupe Lotus appelle les autorités de la Tshopo et celles de Kinshasa notamment à :

  • Sécuriser le chef de division provinciale de la Tshopo et toutes les autorités sanitaires ;
  • Dénicher et poursuivre en justice des auteurs des faits infractionnels à l’égard de toutes les autorités sanitaires de la Tshopo ;
  • Éviter des ingérences des acteurs politiques et sociaux (des non médecins) dans le domaine purement administratif et technique du secteur de la santé ;
  • Veiller à la paix sociale dans la province de la Tshopo, en sensibilisant les organisations socio-culturelles et éthnico-tribales à respecter leur objet social et privilégier la cohésion sociale ;
  • De ne pas privilégier des fausses informations et accusations contre le chef de division provinciale de la santé et toutes les autorités sanitaires comme stratégie et moyen de les déstabiliser et les sanctionner ;
  • Demander aux médecins et agents de la santé de respecter des décisions des autorités et de ne coopérer qu’avec les organisations de la société civile crédibles , professionnelles et indépendantes afin de contribuer à l’état de droit en RDC, etc.

Par ailleurs, Dismas Kitenge a fait remarqué qu’une lettre détaillée du groupe Lotus sur ce dossier sera adressée au secrétariat général du ministère de la santé publique avec ampliation.

Depuis plus d’une semaine, la division provinciale de la santé est au cœur des polémiques. Des déclarations croisées contre le chef de cet établissement étatique foisonnent dans les réseaux sociaux dénonçant sa « gestion tribaliste et ses intentions sociopolitiques » dans la dernière mise en place des médecins dans la Tshopo.

Serge Sindani

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