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Grève des enseignants : un élève du collège Elikya arrêté au Lycée Kabambare

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Il est près de 10h lors qu’une dizaine d’écoliers prennent d’assauts l’entrée principale du Lycée Kabambare situé dans la commune de Kinshasa, en cette matinée du vendredi 15 octobre. Forçant l’entrée inviolable puis grimpant sur les murs, ces écoliers appellent les écolières du Lycée Kabambare, à rejoindre leur rang afin de faire route commune vers le Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST), dans la commune de Gombe.

La raison, elle est toute simple : « réclamez la reprise des cours à la normale auprès du Ministre Tony Mwaba », d’après les informations recueillies sur place par POLITICO.CD. Mais bien avant que cette troupe ne se forme et devienne hétérogène, les éléments de la Police alerté du caractère disproportionné que revêtait cette manifestation, est descendue pour rétablir l’ordre.

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Sur les filets de la Police, un seul élève du collège Elikya âgé de 17 ans a été pris et acheminé à la Maison communale de Kinshasa. « Nous ne sommes pas descendus de nous-mêmes. Nous avons été invité par les lycéennes de Kabambare car elles ne sont que des filles et avaient besoin de notre coup de pouce pour sortir avec nous afin de rejoindre le point de rencontre vers rond-point Mandela (Gombe) où les élèves du Collège Boboto et autres nous attendaient », confie à POLITICO.CD cet écolier arrêté au poste de Police.

Selon lui, le gouverneur de la ville était au courant de la marche qu’il projetait et la direction du Lycée Kabambare était d’avis que les lycéennes se joignent à eux. Cependant, un officier de la Police Nationale Congolaise (PNC), couvert d’anonymat, qui a auditionné cet élève affirme ne pas avoir eu à leur niveau l’information de la tenue d’une telle activité. Ce dernier a même indiqué que les responsables de cet écolier seront contactés incessamment afin de venir le récupérer.

Il sied d’indiquer que depuis la rentrée scolaire le lundi 4 octobre dernier, plusieurs mouvements des enseignants ont appelé le gouvernement à prendre en compte leurs réclamations touchant principalement à l’amélioration de leurs conditions salariales. Les pourparlers engagés avec les autorités n’ont pas encore porté leurs fruits d’où la décision des certains enseignants des écoles de la place de botter en touche leur passion pour la craie blanche.

Hervé Pedro

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