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Haut-Katanga: Magistrats et OPJ formés sur la santé reproductive et le protocole de Maputo sur l’avortement

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Les Magistrats du parquet et de siège, ainsi que les Officiers de Police Judiciaire des juridictions ordinaires et militaires de la ville de Lubumbashi sont en formation. Il s’agit d’une session de dissémination des normes et directives des soins complets d’avortements centrés sur la femme en RDC.

Cet atelier de clarification des valeurs pour le changement d’attitude, est organisé par IPAS, une ONG Internationale engagée à contribuer à l’avènement d’un monde dans lequel « chaque femme et jeune fille, a le droit à la capacité de décider sur sa propre sexualité et de déterminer sa santé sexuelle et reproductive. »

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Durant trois jours, soit du 30 septembre au 2 octobre 2021, ces acteurs de l’appareil judiciaire sont à l’école du savoir sur les Droits à la santé sexuelle et reproductive ainsi que le Protocole de Maputo, dans l’optique d’implémenter les enseignements reçus dans l’administration de la justice. Cette initiative de l’ONG IPAS, se conforme aux engagements de la RDC en matière de la promotion et protection des droits de la femme.

« Dans notre approche pour le changement d’attitude dans la communauté et dans la collaboration avec le gouvernement de la RDC, nous travaillons avec toutes les fractions de la population. Comme vous le savez, IPAS œuvre pour l’accès aux droits en santé sexuelle et reproductive pour la femme, y compris aussi le droit à un avortement sécurisé », a expliqué Docteur Mike Mpoyi, Directeur de Programme à IPAS.

D’après cet expert en santé sexuelle et reproductive, dans le cadre légal de la RDC, l’avortement fait partie des droits qui sont criminalisés. « Ce qui fait qu’il arrive qu’un prestataire ou une femme en quête d’un service d’avortement dans une structure, soient interpellés. C’est pour cette raison, que nous sommes aujourd’hui avec les Magistrats de parquet, les Magistrats des tribunaux, mais aussi les Officiers de Police Judiciaire, pour pouvoir faire une mise à jour par rapport au cadre légal sur l’avortement sécurisé. Et de permettre à ce que la femme qui a besoin des services tels que le recommande aujourd’hui le protocole de Maputo, en bénéficie », a précisé Docteur Mike Mpoyi.

Et de poursuivre: « parlant du protocole de Maputo que la RDC a ratifié, il donne la possibilité à la femme qui a été victime d’agression sexuelle, de viol, d’inceste, ou si la grossesse met en danger sa santé physique ou mentale, ou la santé du fœtus lui-même, de pouvoir recourir à un avortement de façon sécurisée, dans une formation médicale avec personnel qualifié utilisant la technologie et les instruments appropriés. »

Pour le Directeur de programme à IPAS, permettre à la femme de bénéficier des soins de qualité dans un environnement sécurisé, c’est préserver sa vie et éviter le recours aux charlatans ou les tradi-praticiens, qui font usage des méthodes peu recommandables mettant sa vie en danger.

« L’avortement fait partie des soins de santé essentiels pour la femme. C’est pourquoi nous sommes avec ces acteurs de la justice, pour pouvoir les informer sur le cadre légal de l’accès à l’avortement et avoir leur adhésion dans la protection des droits de la femme et leur faciliter l’appui quand elle se retrouve dans les conditions où elle a besoin de ces services d’avortement », a prévalu Docteur Mike Mpoyi.

Cette formation au profit des Magistrats et OPJ, intervient après une série d’autres séances organisées en faveur des Médecins et autres prestataires de la santé, les jeunes, les leaders d’opinion, etc.

Junior Ngandu

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