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Le gouvernement réfléchi sur les modalités d’assurer des soins médicaux aux prisonniers

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Le vice-ministre de la Justice, Bahibazire Mirindi Amato, a ouvert mardi 21 septembre à Kinshasa, un atelier dont l’objectif est d’adopter un mécanisme de mise en œuvre de l’Arrêté interministériel de 2013 et l’Arrêté du 6 novembre 2013 du ministre de la Santé publique, portant modalités de fixation de prestation des soins dans les établissements pénitentiaires de la RDC.

Pour lui, rapporte l’ACP ( Agence Congolaise de Presse), les images des pensionnaires des prisons de Kabare et de Kalehe au Sud-Kivu en situation sanitaire et nutritionnelle précaires n’ont pas manqué d’interpeller toute conscience éprise d’humanité.

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Il a à cet effet, rappelé les responsabilités partagées entre le gouvernement central et les gouvernements provinciaux dans la gestion nutritionnelle et sanitaire des prisonniers, avant de demander aux chefs de division et directeurs de prisons de rassurer que le peu de moyens et des médicaments mis à la disposition des prisons par l’exécutif national seront gérés au profit de véritables bénéficiaires que sont les prisonniers.

Il a par ailleurs rassuré que le moment venu, un contrôle approprié dégagera la responsabilité de tout défaillant, avant de poursuivre que dans les jours qui viennent chacun devra justifier de l’existence notamment de magasins de nourritures et des pharmacies à la hauteur des moyens reçus dans sa juridiction.

Ces défaillances sont, à l’en croire, à l’origine de beaucoup de cas de décès dans les établissements pénitentiaires. C’est pour cela et en collaboration avec la Monusco, notre département ministériel a bien voulu organiser cet atelier afin qu’ensemble nous puissions dégager des pistes de solutions pour la mise en place d’un mécanisme de mise en œuvre de l’arrêté précité, a-t-il conclu son propos.

De son coté, le secrétaire général de la Justice, Georges Mfulu Mabi Makanda, a indiqué que les prisons congolaises ainsi que les centres de détentions sont confrontées aux problèmes d’infrastructures, du personnel, des équipements ainsi que des intrants pour assurer efficacement les prestations de santé de qualité aux détenus.

A ces problèmes s’ajoutent, souligne-t-il, d’autres liés au système national de santé publique qui n’intègre pas encore les prestations médicales des établissements pénitentiaires.

Il est apparu important d’organiser cet atelier afin qu’ensemble nous trouvions un mécanisme de mise en œuvre de cet arrêté pour garantir le strict minimum en terme de prise en charge sanitaire des détenus qui, malgré les actes infractionnels leur reprochés demeurent des êtres humains susceptibles de bénéficier des soins de santé, a-t-il précisé.

Pour sa part, le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a, indique la même source, au nom représentant du  Représentant adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC chargé des opérations et Etat de droit, Abdoul Aziz Thioye,  déclaré que le gouvernement de la RDC a reconnu la nécessité d’améliorer les conditions de détention dans son nouveau programme, ajoutant qu’un engagement très fort a été noté et cet engagement s’est traduit par la mise à disposition des ressources qui ont permis d’améliorer les conditions sanitaires, de fournir des rations alimentaires aux détenus.

Ces efforts notables sous la conduite de la ministre d’Etat, ministre de la Justice et de Garde des Sceaux a-t-il dit, sont très encourageants et méritent d’être soutenus et renforcés par des mesures législatives pour être pérennes notamment pour la prévention et la répression de la torture et autres traitements inhumains ou dégradants dans les lieux de détention.

Prennent part à ces assises de quatre jours en visioconférence, les représentants des gouverneurs des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Tanganyika, les chefs de division de la santé, les médecins chefs de zone, les directeurs des prisons de ces quatre provinces et couvrant les 12 prisons prioritaires. 

Dominique Malala

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