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Ituri: « passerions-nous la vie à enterrer les nôtres?”, s’interroge une femme dépourvue du mari et de ses 5 enfants

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À Ndalya, une localité située dans le territoire d’Irumu en province de l’Ituri, les populations font face aux massacres, kidnappings, viols etc. Visiblement, l’état de siège décrété sur place par le Président de la république Félix Tshisekedi depuis le debut du mois de mai 2021, pour éradiquer l’activisme des groupes armés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, n’a pas encore résolu le problème.

L’Allied Democratic Forces (ADF) d’une part, la (CODECO) d’autre part, ces principaux mouvements rebelles causent sans relâche, la terreur et la désolation aux populations locales depuis des années. Ces dernières semaines par exemple, des attaques sur des civils, des voyageurs se sont multipliées dans le territoire d’Irumu en province de l’Ituri, à la limite avec la province du Nord-Kivu. Des habitants se sont déplacés, fuyant des localités comme Ndalya, où l’ennemi continue à s’attaquer aux civils.

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Le témoignage d’une femme en désespoir

Une femme déplacée, en fuite pour se réfugier à Oïcha chef-lieu du territoire de Beni, à exprimé son désespoir, sa colère et sa détresse après le Kidnapping de son mari et de ses 5 enfants à Ndalya.

“Le seul père de la famille a été emmené depuis plus de 3 jours maintenant. Des jeunes vont à Ndalya le chercher, mais les militaires refusent qu’ils entrent dans la brousse car c’est dangereux”, a dit cette femme qui a décidé d’aller le dénoncer à la radio Muungano Oïcha, une station communautaire de la place.

“ On se dit que l’armée est venue pour nous sortir du calvaire que nous vivons. Mais les tueries continuent.
« passerions-nous la vie à enterrer les nôtres et les pleurer?”, se demande t-elle en fondant en larmes.

“Nos vies seront-elles comme celles de ‘chegue’, à nous déplacer avec nos bagages sans abris fuyant l’insécurité ? », s’est questionné cette femme actuellement privée de son mari et de ses 5 enfants.

« Ce sont nous les femmes, qui donnons la vie. Avec cette souffrance, je suis capable de quitter le Nord-Kivu jusqu’à Kinshasa, pour aller rappeler aux autorités d’où elles sont toutes venues”, a-t-elle dit.

Et de conclure par des inquiétudes et questionnements: “Mon mari kidnappé, mes 5 enfants portés disparus, comment serais-je contente, alors que même Dieu dit que ta joie est dans tes enfants? Nous continuons a être tués, quand est-ce qu’on aura la stabilité? Jusqu’à quand allons nous mourir comme des insectes ici (…) pendant que nos autorités se la coulent douce à Kinshasa?”

Merveilles Kiro

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