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Désignation des membres de la CENI : Lamuka en sit-in devant la CENCO pour réclamer la dépolitisation de la CENI

Les partisans de la coalition Lamuka du tandem Fayulu-Muzito ont manifesté, ce mardi 27 juillet, dans l’enceinte du Centre Interdiocésain, siège national de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

Ces militants de l’opposition radicale de Lamuka ont pris d’assaut le bâtiment de la CENCO pour réclamer, à cor et à cri, une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dépolitisée. Et en même temps, ils demandent aux confessions religieuses de ne pas designer les membres de cette structure d’appui à la démocratie car, estiment-ils, cette démarche risque de plonger le pays dans un processus électoral chaotique.

Cette protestation intervient à point nommé où les chefs des confessions religieuses doivent se réunir ce mardi afin de examiner les candidatures reçues avant de passer au vote.

Ces manifestants repartent après avoir déposé leur mémorandum au secrétariat général de la CENCO, abbé Donatien Nshole qui, à son tour, les a promis de le transmettre aux chefs des confessions religieuses.

Il faut noter que les noms des délégués doivent être envoyés à l’Assemblée nationale au plus tard le mercredi 28 juillet 2021.

Déjà, Lamuka s’était dit pas concerné par cette démarche prônée par la Chambre Basse du Parlement dénonçant le forcing opéré dans la procédure d’adoption et de promulgation de la loi sur la CENI.

« Ce péché originel a, depuis, ouvert la vole à plusieurs autres violations graves de la Constitution notamment la nomination illégale des juges constitutionnels, la recomposition de la majorité parlementaire sur fond d’inversion des valeurs et de violation des règlements intérieurs ainsi que le passage en force opéré dans la procédure d’adoption et de promulgation de la loi sur la CENI, en dehors de tout consensus entre les parties prenantes », avait écrit Adolphe Muzito, Coordonateur de cette plateforme de l’opposition.

Celui-ci avait estimé que la voie qu’il juge « du dictat » que le Président de l’Assemblée nationale a choisie met en mal l’agencement constitutionnel du pays et l’expose, une fois de plus, à un processus électoral « chaotique ».

Néanmoins, il appelle quant à eux (Fayulu et Muzito), à la réunion de toutes les parties prenantes pour s’accorder sur les réformes institutionnelles impératives en matière électorale en vue de l’organisation d’élections impartiales, crédibles et apaisées.

D’après le chronogramme de l’Assemblée nationale, le processus de désignation des animateurs de cet organe électoral a débuté depuis le 14 juillet 2021 et s’achèvera le 17 août 2021 avec la transmission de la liste des personnes désignées et entérinées par la Chambre basse du parlement au Président de la République pour investiture.

La prochaine CENI selon la nouvelle loi sera composée de 15 membres désignés par les forces politiques représentées à l’Assemblée nationale et la société civile à raison de : 6 par la Majorité, 4 par l’Opposition et 5 par la société civile dont 2 par les confessions religieuses, 2 par les organisations spécialisées en matière électorale et 1 par les organisations féminines de défense des droits de la femme. Aussi, aucune province ne peut y compter plus d’un membre.

Christian Okende

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