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Meurtre de Rossy Mukendi : la demande de liberté provisoire du Major Carine Lokeso rejetée

La Cour Militaire de Kinshasa-Matete a rejeté, ce jeudi 8 juillet 2021, la requête de mise en liberté provisoire de Carine Lokeso, Commissaire supérieure poursuivie pour violation des consignes et meurtre de l’activiste pro-démocratie Rossy Mukendi. Conformément à l’article 45 alinéa 1er du code de procédure pénale combiné à l’article 206 du code judiciaire militaire, cette haute Cour décide de maintenir la prévenue Carine Lokeso dans l’état où il lui a été présenté.

En effet, le collectif d’avocats-conseils du Major Carine Lokeso, après la détention provisoire de leur cliente depuis le mois de mars dernier, avait laissé entendre qu’il allait introduire une requête, sollicitant la libération provisoire de la commissaire supérieure Carine Lokeso, d’autant plus que sa fuite ne serait pas à craindre.

« Elle est Commissaire supérieure de la police nationale congolaise, elle a une famille, les indices de culpabilité qui pouvaient peser sur sa personne ne sont pas fournis. Elle a fourni beaucoup de pièces très convaincantes et il est bon de droit de lui accorder la liberté provisoire pour qu’elle continue à coopérer avec la justice et à tout moment que celle-ci voudra l’entendre », disait-il. La Cour Militaire de Matete s’est montrée catégorique à sa décision.

Malgré ses arguments, la Cour de céans a, finalement, décidé de maintenir Carine Lokeso en détention provisoire à la prison de Ndolo pour la poursuite de l’instruction.

Dans son arrêt avant de dire le droit, la Cour Militaire de Kinshasa-Matete a déclaré recevable et non fondée la demande introduite par la prévenue Carine Lokeso au motif de la gravité des faits.

Cependant, la Cour Militaire justifie son refus par le fait que la teneur des Indices sérieux de sa culpabilité dans son chef. La fuite de la prévenue Carine est à craindre car, dit-elle, il y a une confusion entretenue par ses conseils par rapport de son identité en-t-elle enseigne qu’elle est douteuse.

Pour préserver l’ordre public causée par l’infraction, cette haute Cour Militaire décide de protéger l’inculpée et de la maintenir en détention jusqu’à l’examen et à la fin de la cause.

Christian Okende

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