PUBLICITÉ

Fonds décaissé pour le FONER : le Gouvernement instaure un contrôle “rigoureux et obligatoire” de sa gestion

Des missions de contrôle obligatoire de gestion seront diligentées dans le circuit des fonds que le Gouvernement débourse continuellement pour l’entretien, et la modernisation des routes à travers toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. C’est pour permettre au gouvernement, explique le Ministre des Finances et auteur de cette initiative, d’optimiser l’entretien routier.

Nicolas Kazadi qui a réuni à Kinshasa samedi 03 juillet dans son cabinet de travail, le Ministre des infrastructures et travaux publics (ITP), la Vice-ministre des Finances, la Directrice Générale intérimaire du Fonds National d’Entrtien Routier (FONER) et l’Inspecteur Général des Finances, tire la sonnette d’alarme sur le contrôle qu’il veut instaurer et rendre obligatoire dans le circuit des fonds que le gouvernement débourse continuellement pour l’entretien et la modernisation des routes à travers toute l’étendue de la RDC.

L’objectif de cette démarche, a-t-il soutenu, est que la construction, la réhabilitation et la modernisation des routes vont impérieusement contribuer à la mobilisation significative des recettes comme jamais auparavant, grâce au péage.

« Sans tergiversation, le Ministre des Finances a exprimé son inquiétude au regard de l’écart manifeste qui se profile entre les décaissements faramineux des espèces sonnantes et trebuchantes d’une part, et les réalisations insignifiantes d’autre part, sur le terrain », a martelé le Ministre des ITP, Alexis Gisaro Muvunyi, qui paraphrasait l’argentier national en répondant aux questions de la presse. C’est donc cette asymétrie qui préoccupe et exaspère Nicolas KAZADI qui veut voir l’inversion de l’échelle des valeurs subir un renversement de la tendance illico presto, a-t-il conclu.

A l’évidence, note la Cellule de Communication du Ministre des Finances, le patron des Finances Congolaises s’emploie à travailler en étroite collaboration avec son collègue des Infrastructures et travaux publics au travers d’une commission déjà mise en place pour juguler l’opacité dans la gestion de fonds destinés à l’entretien routier.

Il est donc clair, souligne la Communication du Ministère, le mot contrôle qui était le véritable leitmotiv dans cette réunion sous forme de remue-ménage, a toute sa raison d’être car c’est l’absence des contrôles qui est à la base de la concussion et des détournements à cause desquels le nombre de routes inachevées pour des dettes déjà épongées s’accentue.

À cet effet, quelques résolutions ont été prises entre autre : avoir une mercuriale des prix pour éluder la tarification vacillante qui saigne à blanc le trésor public sans scrupules. Il s’agit ici, explique le dépêche du Ministère, d’harmoniser les prix des travaux routiers quelle que soit l’entreprise qui gagne un marché à l’issue d’un appel d’offre en bonne et due forme.

L’implication du Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, dans la désormais « gestion contrôlée et orthodoxe » de fonds visant à rendre les infrastructures routières viables, fait savoir le dépêche, requiert un changement des paradigmes pour un suivi permanent, et une évaluation qui induit : la transparence dans le choix des entreprises concourant à l’exécution des travaux, la traçabilité dans le processus des décaissements de fonds, et la parcimonie teintée de rationalité dans les dépenses à différents niveaux d’exécution, car la visée ultime consiste à minimiser progressivement la dilapidation des deniers publics.

Au-delà de la concussion, du manque de mercuriale des prix, et d’autres faiblesses qui prédisaient la déliquescence dans le secteur des infrastructures routières, il y a lieu d’ajouter la surfacturation des chantiers, le taux de déperdition dont la courbe demeure ascendante, les abus incommensurables en ce qui concerne les exonérations, la liste n’est pas exhaustive, conclu la dépêche.

Dominique Malala

- Publicité -

EN CONTINU