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Prof Banza Malale : « en 1960, il faisait beau vivre au Congo, mais aujourd’hui la situation est gravissime surtout après l’alternance »

61 ans après l’indépendance de la RDC, le Professeur Gabriel Banza Malale Enseignant de droit constitutionnel à l’Université de Lubumbashi et Député provincial du Haut-Katanga, estime que cet anniversaire intervient dans un contexte de timidité. D’après lui, « le pays stagne. »

« C’est un anniversaire qui a son importance, puisque, c’est la déclaration de notre indépendance politique nationale congolaise. Donc, à partir de ce temps là, on a commencé à compter le nombre de jours et ça fait aumoins 61 ans », a-t-il dit.

Pour Banza Malale, « en 1960 il faisait beau vivre au Congo, mais aujourd’hui la situation est gravissime surtout après l’alternance. »

Pour justifier la descente aux enfers, le Député Gabriel Banza Malale soutient que la situation s’est davantage détériorée après la passation de pouvoir intervenue au sommet de l’État. Selon ses explications, le Président Félix Tshisekedi n’a pas su capitaliser les acquis et socles posés par son prédécesseur Joseph Kabila.

Dans son analyse, cet Enseignant précise que « par rapport à la sécurité des frontières, vous voyez comment est-ce que pendant la transition il y a eu tentative de balkanisation à l’Est avec une grande partie du territoire occupé par les armées étrangères, mais qui ont été repoussées par la voie à la fois politique, diplomatique et militaire. Mais finalement, le régime en place a laissé les frontières de notre pays, libres. »

Citant Joseph Kabila, le Professeur Banza Malale pense que malgré les difficultés auxquelles, il a fait montre, « il a cherché à mettre tout le monde en confiance par rapport à l’état. Tout le monde a été associé à la gestion du pays par la formule 1+4. »

Pour Banza Malale, Joseph Kabila a posé les bases de la modernité et du développement. Malheureusement selon lui, aujourd’hui on est entrain de détruire le socle de tout ce qu’il a fait. A l’en croire, la paix sociale est entrain de disparaître. « On est devenu cet état gendarme qui utilise ses armes contre les personnes cibles bien déterminées, sans que la justice, l’armée et la police ne puissent être à la disposition du peuple congolais de manière juste et équitable », a-t-il dénoncé.

Parlant de plusieurs secteurs de la vie, Gabriel Banza Malale exprime des vives inquiétudes du social de la population. « Quand nous voyons comment les prix de denrées galopent sur le marché, ça nous inquiète », s’est-il plaint. Et d’ajouter: « ce qui se passe à l’Est, c’est une démonstration patente de destruction de l’intégrité territoriale que Joseph Kabila a laissé. »

« Aujourd’hui, quand nous voyons ce que le 30 juin représente, tout est timide. Depuis un temps on commence à considérer ce jour historique, comme pas différent des autres dates », fait-il observer.

« En 1960, la vie du congolais était suffisamment émergée. L’état lui-même était placé sur les rails de son émergence. Le Congo avait comme force sa monnaie sur le plan économique. C’était un petit paradis. Les gens venaient de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe pour le Congo. Donc, le Congo faisait beau vivre. Les conditions de vie de l’homme Congolais étaient déjà placées sur la voie de l’émergence. Les soins médicaux étaient administrés sur place et ça valaient mieux. L’école était garantie. À l’indépendance le territoire du Congo n’accusait aucune crise en terme des frontières. La population n’était liée aux démons de tribalisme et division comme c’est le cas. Mais quand on constate la vie aujourd’hui, tout s’est détérioré », note le Professeur Gabriel Banza Malale.

Pour conclure son propos, Gabriel Banza Malale avoue que « le sort du Congo est lié à sa nature géostratégique et géopolitique de l’état, entre la Nation congolaise d’un côté et les sociétés multinationales de l’autre. »

Junior Ngandu

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