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Course à la tête de la CENI : « Je suis congolais et je le resterai » (Paul N’sapu)

Candidat à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo, le Président de la Ligue des Électeurs (LE), Paul N’sapu, a tenu un point de presse le vendredi 25 juin, afin de « dissiper toutes les allégations » à son sujet relatives à sa nationalité.

En effet, sur les réseaux, plusieurs utilisateurs ont soulevé que Paul N’sapu possède une nationalité étrangère chose que ce dernier a totalement nié. « Je suis congolais. Je le suis et je le resterai. Je le resterai parce que j’aime mon pays et j’aime ma population », a déclaré Paul N’sapu avant de brandir, pour preuve, son passeport congolais devant la presse conviée à cette conférence.

Paul N’sapu a indiqué que ce bruit des réseaux sociaux intentant à jeter du discrédit sur sa nationalité, est parvenu jusqu’aux oreilles des décideurs d’où le recourt à cette conférence de presse. « Je pense qu’à travers vous (la Presse) que tous les acteurs impliqués à travers la désignation du Président de la CENI, ils pourront le décider en âme et conscience et non pas priver au pays la contribution, la connaissance, l’expertise qu’ils connaissent et qui est revenu pour travailler avec tout le monde et s’assurer que nous aurons des bonnes élections », souligne le Président de la Ligue des Électeurs.

Les droits de l’homme et l’éducation civique, l’administration électorale sont les créneaux dans lesquels œuvre depuis une trentaine d’années Paul N’sapu, vice-président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH). À en croire Daniel N’sapu, c’est en observant ce qui s’est passé lors des 3 dispensations (élections) et sous la demande, l’impulsion, dit-il, de la plus grande partie de la population congolaise qu’il a décidé de s’engager à postuler pour la tête de la CENI.

« Ce qui me motive ce que je suis un de pères formateurs lors que le mur de Berlin est tombé, il y a eu un vent qui a soufflé et nous avons réfléchi, Droits de l’Homme et Élection. Élection pour accéder au pouvoir, droits de l’homme pour assainir l’environnement propice pour ces élections soient réellement libres, transparente et que sais-je encore, et répondre à l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme », explique-t-il.

Et d’indiquer : « C’est cela qui me motive, ce travail, cette graine qu’on a semé et qui donne du flux aujourd’hui, l’engagement sociopolitique du plus grand nombre mais qu’il faut recadrer quelque part ».

À titre d’exemple de sa participation aux actions citoyennes, Paul N’sapu renseigne : « Lors que l’abbé Malu Malu avait été désigné président de la CEI, il n’y avait pas de loi organique, c’est nous société civile, c’est nous la Ligue des Électeurs, c’est moi Paul N’sapu, en fédérant cette société congolaise nous avons produit les premiers textes, projet de loi électorale ».

Exilé depuis 2005 avant la tenue des premières élections en République Démocratique du Congo, Paul N’sapu a indiqué que cela était motivé par un avis que ne partageait pas l’opinion à cette époque sur le processus qui, dit-il, avait mal débuté.

Hervé Pedro

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