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Situation sécuritaire en Ituri : des propos du député provincial Assamba lui créent des ennuis

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Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, le député provincial Jean-Bosco Assamba se montre obstinément sceptique face au retour de la paix et au processus de stabilisation de la province de l’Ituri. Cet élu pense que seul « Dieu » pourra mettre fin aux diverses atrocités qui écument cette partie du pays. « Difficile qu’on aie la paix, présentement en Ituri… Les autorités sont limitées. Il n’y aura pas la paix mes chers frères et sœurs, nous devons prier. » vociférait-il, en vidéo capturée lors d’une rencontre entre les députés provinciaux et la société civile ténue dans la salle des réunions de la FEC/Ituri à Bunia, il y a quelques mois.

Dans ses dires, Jean-Bosco Assamba a cependant qualifié de « menteur » le Président Félix Tshisekedi, tout en dénonçant les multiples promesses jugées « utopiques » dans le cadre du programme gouvernemental pour la restauration de la paix en Ituri. Selon toujours l’élu du peuple, « le président Tshisekedi ne prend en compte la situation sécuritaire de l’Ituri » en dégénérescence depuis plusieurs années.

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Sur la toile, tout comme dans les salons politiques, ces propos qualifiés des « désobligeants » sont diversement commentés. Ils lui ont même coûté une interpellation le samedi 12 juin 2021 au commissariat provincial de la police nationale Congolaise de l’Ituri à Bunia, dont l’issue autour du renseignement, motif de l’invitation, n’est encore connue.

Au cœur de la remontrance, c’est d’abord la formation politique du député Assamba qui monte au créneau. Le Rassemblement des démocrates pour la République (RDPR) dit se désengager publiquement des propos tenus par leur camarade, l’un des dinosaures de ce parti politique en province. Dans un communiqué consulté par POLITICO.CD, le RDPR qui dit soutenir les efforts entrepris pour la « pacification » et la « sécurisation » de l’Ituri, condamne fermement les déclarations de Assamba.
« Le RDPR informe l’opinion que les déclarations de l’honorable Assamba Jean-Bosco n’engage que sa propre personne, et qu’il n’est ni de prêt, ni de loin concerné par elles ou solidaire d’elles. », peut-on lire.

Visiblement, le RDPR réprouve catégoriquement Assamba et au demeurant de la gravité de ses propos tenus, ce parti a, renseigne le communiqué de presse signé par Kpada Walo, fédéral provincial de RDPR, décidé d’initier une action disciplinaire à l’endroit du député provincial. Le RDPR dit par contre « soutenir totalement les efforts des hautes institutions de la RDC en vue de restaurer la paix et la sécurité notamment au travers l’État de siège décrété en Ituri et Nord-Kivu. »

Criblés, les « Banyabwisha » lèvent le ton

Jean-Bosco Assamba ne s’était pas tu. Dans la même vidéo, faisant toujours la une dans les forums sociaux, il dit avoir dénoncer l’entrée des « Banyabwisha » connus comme Hutus, porteurs d’armes en feu dans les territoires Ituriens en proie aux massacres en série. « Les Banyabwisha entrent là-bas (Ndlr Irumu) jour et nuit. Et puis, Ils ont des armes. Ça risque de créer des sérieux problèmes dans les jours avenirs, je l’ai dénoncé deux fois (…) », soulevait-il.

Cette thèse avait déjà été avancée par la communauté victimisée, « Nyali ». Celle-ci avait, dans une déclaration communautaire, pointé d’un doigt accusateur des « personnes d’expression Kinyarwanda » autrement reconnues comme « Hutus », auteurs des attaques ciblées ayant fait des morts.

Propos et déclarations rejetés d’un revers de main par la communauté Hutu. Dans un élément sonore qui a circulé sur les réseaux sociaux, la communauté des « Hutus » congolais, a démenti toute implication de ces migrants installés dans le sud-Irumu, prétendument, selon cette ethnie, à la recherche des terres arables, dans les violences en cours, s’en prenant même à un député national, élu de la contrée et cité par les médias locaux, qui avait soutenu du haut de l’hémicycle de l’assemblée nationale, l’alliance entre les ADF et les “Banyabwisha” pour exterminer les populations autochtones de Tchabi, Boga et Mitego.

Cependant, en Ituri, l’armée congolaise a, dans une communication faite à la presse dimanche 13 Juin 2021 à Bunia, reconnu l’implication des « Banyabwisha » dans les dernières attaques sur les localités de Tchabi au sud d’Irumu. D’après les forces loyalistes, 5 rééditions des sujets Banyabwisha munis de 5 armes ont été enregistrées. Ceci faisant suite à l’intensification d’une pression militaire infligée contre les ADF et alliés.

Sous État de siège, l’Ituri vit, ces derniers jours, des avancées dans le processus de la restauration de la paix. Le bilan dressé par le gouvernement dans le conseil des ministres, tenu vendredi 11 Juin, n’est loin du réel. Au pays, plusieurs déclarations politiques soient-elles vont dans le sens du soutien aux forces armées engagées dans la traque contre les rebelles locaux et étrangers qui laissent des familles désemparées et causent des déplacements. Vendredi 11 juin, Jean-Pierre Bemba, leader du MLC et ancien Chef-rebelle a, dans un message, condamné les discours « séparatistes », « haineux » qui portent « atteinte » à la cohésion et l’unité nationale, et font reculer la paix, la stabilité.

Serge SINDANI

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1 COMMENTAIRE

  1. Le député n’a dit que la vérité que d’autres disent en coulisse au tant plus que le monde est déchu où le bien n’est pas reconnu ni récompensé

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