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Bukavu: Le Centre de capture soupçonné de surfacturation du prix des passeports

Le centre de capture des passeports de Bukavu dans la province du Sud-Kivu, est accusé de surfacturation de ce document officiel. C’est en tout cas ce que révèle l’Agence de Prévention et Lutte Contre la Corruption (APLC), au terme d’une mission diligentée surplace, le 14 mai 2021.

L’APLC dit avoir démantelé une organisation qui s’adonne à la surfacturation des passeports, et pointe du doigt accusateur le Responsable du centre de capture comme l’un de ceux qui « piétinent le prix institué par la réglementation du prix officiel. »

« C’est grâce à des sources anonymes, selon lesquelles une organisation malhonnête opérait dans le secteur, que l’agence (APLC) a pu être informée et qu’immédiatement une mission à pu être instruite », indique le communiqué de presse signé ce mardi 18 mai, par Chouna Lomponda, Directrice de communication et Porte-parole de l’APLC.

Et de poursuivre: « il ressort des premiers éléments détaillés du rapport de mission, que le Responsable du centre de capture de Bukavu, piétine le prix institué par la réglementation du prix officiel », note ce communiqué exploité par POLITICO.CD 

Par l’arrêté interministériel signé le 10 novembre 2020, les anciens Ministres des Affaires étrangères Marie Tumba Nzenza et des Finances Sele Yalaguli, avaient fixé le nouveau prix  du passeport biométrique à 99 USD (équivalent en franc congolais). 

Le constat fait au centre de capture de bukavu par l’APLC, a révélé qu »au lieu de 99 USD, les requérants l’obtiennent à un prix très élevé, entre 150 USD et au-delà. Des frais non justifiés et qui n’entrent pas dans la caisse du trésor public », indique-t-on.

Selon les sources concordantes contactées par POLITICO.CD, au sein du centre de capture de Bukavu, les agents se justifient d’avoir assuré le fonctionnement, en augmentant le prix du passeport à celui fixé par le gouvernement, qui est de 99 USD.

L’APC qui se dit revêtue du pouvoir de prévenir et lutter contre la corruption, en vertu de l’article 2 de l’ordonnance l’instituant et qui lui donne le pouvoir de « diligenter des enquêtes nécessaires, de provoquer des poursuites pour faire sanctionner toute personne, groupe, organisation, organisme ou autre service impliqué dans des actes de corruption dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur », promet de continuer ses enquêtes sur ces allégations, conclut le communiqué.

Adrien AMBANENGO

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