PUBLICITÉ

L’IGF à Matata Ponyo : « on ne peut pas se permettre, tout en étant à l’étranger, de qualifier la justice de son pays comme politiquement instrumentalisée »

L’Inspection générale des Finances (IGF), par son Chef de service Jules Alingete, s’indigne de la déclaration de l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo contre qui une information judiciaire a été ouverte dans le cadre du fiasco titanesque du parc-agroindustriel de Bukanga Lonzo, engloutissant plusieurs millions de dollars. À partir de la Guinée-Conakry où il se trouvait, Matata Ponyo annonçait revenir au pays pour répondre à « une justice politiquement instrumentalisée ». Pour Jules Alingete cette déclaration jete de l’opprobre sur l’IGF et fait savoir que sur les personnes citées dans son rapport, « il y a qu’une qui s’agite avec des conférences de presse ».

« Nous conseillons aux présumés detourneurs, pointés du doigt, de garder leur calme. Il y a, au moins, 4 ou 5 personnes qui sont citées dans cette affaire. Mais il y a qu’une qui s’agite avec des conférences de presse, des mobilisations des jeunes, des organisations tribales par-ci, par-là », déclare sur TOP CONGO FM, Jules Alingete, Inspecteur général (IGF).

En réponse à Matata Ponyo qui qualifie la justice congolaise de « politiquement instrumentalisée », Jules Alingete estime « qu’on ne peut pas se permettre, tout en étant à l’étranger, de qualifier la justice de son pays comme politiquement instrumentalisée et jeter l’opprobre sur un service comme l’IGF qui regorge des personnes de haute qualité ».

Et d’ajouter : « nous comprenons (là) que les gens sont rentrés, précipitamment, non pas pour répondre à la justice mais pour metrre des bâtons dans les roues du processus en cours pour que leurs immunités ne soient pas levées ».

Jules Alingete explique que « si le Procureur général près la Cour constitutionnelle a trouvé intéressant de déclencher des poursuites, c’est qu’il a trouvé dans le rapport, des éléments compromettants. Le parquet a  certainement enrichi, (ce) rapport ».

L’IGF soutient que « tant qu’il n’y aura pas de procès dans cette affaire, on n’arrêtera pas la polémique sur la débâcle de Bukanga Lonzo ».

Stéphie MUKINZI

- Publicité -

EN CONTINU