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“La RDC pourrait perdre 3,71 milliards USD dans le cadre de transactions minières conclues avec Dan Gertler” (Rapport CNPAV)

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La coalition anti-corruption dénommée “Le Congo n’est pas à vendre” (CNPAV) a rendu public, ce mercredi 12 mai 2021 lors d’une conférence de presse à Kinshasa, son rapport intitulé : “Des milliards Perdus: Enquête financière sur les transactions de Dan Gertler dans le secteur extractif”.

Selon les derniers calculs de la coalition de la société civile CNPAV, la RDC est confrontée à des pertes pouvant atteindre au
minimum 3,71 milliards de dollars dans le cadre d’accords miniers et pétroliers “suspects” conclus
avec l’homme d’affaires Dan Gertler. “À ce jour, la RDC a déjà essuyé USD 1,95 milliards de pertes”, fait observer ce rapport tout en indiquant : “Si le pays ne prend aucune mesure immédiate pour
réexaminer ces contrats, la RDC risque de perdre 1,76 milliard de dollars supplémentaires en paiements de royalties à des sociétés détenues par Gertler.”

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Autre observation faite par la coalition CNPAV se rapporte au potentiel du secteur minier qui représente 55 % des revenus totaux du gouvernement en 2017, 99 % des exportations, et un
quart des emplois nationaux, il (ce secteur) est absolument décisif pour l’économie congolaise. “Les dernières révélations du Congo n’est pas à vendre démontrent que l’État congolais
pourrait être privé d’un total de 3,71 milliards de dollars. Ce montant dépasse les revenus miniers
du pays pour les années 2017 et 2018 cumulées.”

A en croire ledit rapport, Dan Gertler gagne une somme équivalent à 254.000 USD par jour, ce qui représente un total net de 92.710.000 USD par an, ce qui pourrait permettre au “Congo de tripler son budget annuel pour l’agriculture.”

“Gertler bénéficie d’une position privilégiée au Congo depuis que son ami Joseph Kabila est devenu Président en 2001. Kabila a gouverné pendant près de 20 ans avant de se retirer du pouvoir
en janvier 2019 à la suite d’élections tardives et contestées. Alors que le Congo reste cantonné
aux derniers rangs de l’Indice de développement humain de l’ONU au cours de sa présidence,
les affaires de Gertler, intermédiaire sur les plus gros contrats miniers du pays, sont florissantes,
tandis que Kabila et sa famille se constituent un vaste empire commercial”, renseigne ce rapport du CNPAV.

Le document indique même que les contrats les plus juteux de Gertler impliquent deux géants du secteur minier : Glencore et Eurasian Natural Resources Corporation (renommée « Eurasian Resources Group » ou ERG). Et pour le CNPAV, le Président Félix Tshisekedi n’est, pour
l’heure, pas parvenu à juguler cette hémorragie financière causée par les accords miniers conclus avec Dan Gertler.

Les 3 recommandations faites au regard de ce rapport par le CNPAV :

  1. Aux autorités exécutives c’est-à-dire le Président de la République et le Premier Ministre, les Ministres des Mines, de Portefeuille qui ont la responsabilité sur les actifs sur la Gecamine. A elles, de faire un audit administratif, d’annuler les contrats illégaux pour permettre à l’état de récupérer ces moyens.
  2. Au Parlement : Nous leurs demandons d’instituer une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur toutes ces affaires surtout sur les déclarations de Yuma qui sème le trouble au sein de l’opinion. Nous voulons que toute la lumière soit faite.
  3. Envers la société civile y compris les médias : la corruption c’est quelque chose qui tue et empoisonne la vie de ce pays. Et que tous ensemble, nous devons nous mobiliser pour combattre la corruption et nous devons dénoncer la malversation là où elle se trouve que cela soit l’œuvre de Dan Gertler que cela soit l’œuvre des politiciens ou l’œuvre des entreprises multinationales.

Hervé Pedro

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