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L’EPST et l’église catholique s’accordent pour sauver la gratuité de l’enseignement de base

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Le violon s’accorde entre le Gouvernement congolais, représenté par le ministère de l’enseignement primaire Secondaire et Technique (EPST) et l’Église catholique. Accompagné de la vice-ministre Aminata Namasia, le ministre de l’ EPST, Tony Mwaba a effectué une visite chez le Cardinal Fridolin Ambongo.

S’exprimant sur l’objet de sa visite, l’autorité de tutelle de l’EPST a fait savoir que le but était de palper du doigt la réalité ayant caractérisée son ministère et l’église catholique.

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« C’était très important de commencer par ici, d’abord entant que enfant pour recevoir sa bénédiction et ses conseils mais aussi recevoir des orientations par rapport aux différents problèmes qui ont miné les rapports entre mon ministère et l’Église catholique », a-t-il dit.

De son côté le cardinal Fridolin Ambongo a salué cette initiative des nouveaux responsables, du ministère venus à sa rencontre pour faire le point et dégager la direction pour sauver la gratuité.

« Vous savez que cette question tient énormément au coeur du chef de l’État, le président Félix . Il tient à ce que ce système puisse fonctionner. Nous aussi nous soutenons la gratuité, mais nous voulons que ce soit une gratuité qui bénéficie à tout le monde », a-t-il soutenu .

Aussi, l’archevêque métropolitain a passé en revue le climat tendu qui a symbolisé les relations entre l’Église catholique et le ministre sortant. Il a déploré les fausses allégations proférées contre l’Église sur l’existence des présumées écoles fictives.

« Vous savez dans le temps passé il y avait un peu des frictions entre ce Ministère et l’église catholique. Et je dirais que cette friction nous l’avons mal vécu (nous l’église catholique) au tour des questions qu’on a balancé sur le lieu public comme si l’église catholique était entrain de fabriquer des écoles fictives et du personnel fictif, là nous l’avons très mal vécu » a-t-il déclaré avant de renchérir « nous savons aujourd’hui que tout cela était des prétextes pour cacher des médiocrités propres au ministère ».

Et de poursuivre « Nous nous retrouvons aujourd’hui dans un système où, s’il n y a pas des redressements responsables, la gratuité peut conduire à la déstructuration totale de notre système éducatif ».

Dans le cadre du redressement du sous-secteur de l’éducation et de la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire et l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le ministre Tony Mwaba a annoncé le lundi 10 mai, l’augmentation des frais de fonctionnement de toutes les écoles publiques et conventionnées du primaire à hauteur de 20,25% dès le mois de juin pour Kinshasa et en juillet pour les autres provinces.

Carmel NDEO

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