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Conseil Économique et social : « Le secteur minier ne joue pas le rôle qu’il devrait au service du développement économique » (Albert Yuma)

Le Président National de Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et Président du Conseil d’Administration (PCA) de GECAMINES, Albert Yuma, a apporté des éclaircissements sur le code minier révisé devant les membres du Conseil Économique et Social représentants des acteurs socio-économiques au cours de la 3ème Assemblée nationale tenue le lundi 03 mai. Il affirme que la RDC avait un dilemme pour choisir entre l’adoption ou pas du code minier révisé.

« Au moment de l’adoption du code minier révisé, c’est-à-dire principalement au cours de l’année 2017 et le premier trimestre 2018, le pays avait le choix entre deux attitudes. D’une part, le renoncement c’est-à-dire l’acceptation du statu quo concernant l’exploitation de nos matières premières, que je dénonce d’ailleurs depuis plusieurs années, ou le choix du refus, c’est-à-dire celui d’une meilleure répartition des revenus tirés de l’exploitation des matières premières et j’ajouterais, d’une plus grande justice pour notre pays. », déclare-t-il lors de son discours.

Pour ce qui concerne le choix de la RDC par rapport au Code minier révisé, le PCA de la Gécamines précise que la RDC a opté pour son adoption.

« Fort heureusement, le choix qui fut fait à l’époque, par le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République, le Président honoraire Joseph Kabila Kabange a été celui de la remise en cause de la situation héritée du passé récent dont le caractère inique n’échappait plus à la critique tant nationale qu’internationale – à l’exception notable de sept multinationales minières – mais également à la dénonciation documentée de pratiques
industrielles et commerciales légales et illégales qui privaient notre pays des revenus auxquels il aurait dû prétendre. », précise-t-il.

Il estime par ailleurs que l’adoption du Code minier révisé est la manifestation de la volonté de reconquérir une partie de la souveraineté économique et industrielle de la RDC afin d’assurer son développement. En outre, Albert Yuma affirme que ce Code minier n’est pas encore appliqué dans toutes ses dimensions et qu’il doit notamment être complété.

« Ce code, comme toutes les lois, a été le résultat d’un rapport de force à un moment donné, mais il n’est en aucune manière la fin d’un processus. D’une part, parce que le code minier révisé n’est pas encore appliqué dans toutes ses dimensions et d’autre part, parce qu’il devrait encore approfondir certaines matières, pour permettre d’atteindre l’objectif de faire des richesses naturelles de la RDC tout à la fois le carburant nécessaire au financement de la diversification de notre économie, mais aussi son cœur industriel, au moins pour les prochaines décennies, à même de stimuler la création d’entreprises et de la classe moyenne que nous appelons de nos vœux. », poursuit-il.

Selon le Président de la FEC, le Code minier révisé a actualisé un certain nombre de mesures et rééquilibré le cadre juridique instauré en 2002, qui avait transformé la RDC pays en partenaire impuissant d’une législation minière destinée d’une part à favoriser l’investissement étranger en RDC.

Christian Malele

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