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Affaire John Numbi : Un groupe d’activistes accuse l’Auditeur général d’agir de « son propre chef » en autorisant des poursuites contre le Général Numbi

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Plusieurs activistes pro-démocratie sont revenus ce mardi 27 avril, à travers une déclaration faite devant la presse, sur les démêlées judiciaires qui pèsent sur le Général Numbi. Ces jeunes évoquent notamment des « irrégularités » qui tendent à couvrir, selon eux, l’avis de recherche lancé contre le Général Numbi.

Ils qualifient le procédé de la justice militaire de perquisitionner la ferme de Numbi de « violation des droits de l’homme et d’un aveu de l’ignorance du principe de présomption d’innocence ». « L’on se souviendra qu’en date du 18 ou 19 mars dernier, une feuille de route collective avait circulé sur les réseaux sociaux enjoignant à trois généraux de brigade et 87 officiers supérieurs de rejoindre Kinshasa de manière définitive et sous le commandement du Général d’Armée John Numbi. Curieusement en ce 18 avril, une incursion armée avait été observée à la ferme du Général et sous prétexte d’une perquisition. Des espaces fouillés, des clients séquestrés. Aussi dans les moments voisins, une perquisition a été faite au bureau de la société Miketo et plus tard à la résidence du Général en l’absence de toute décision judiciaire, les effets civils et militaires du Général ont été emportés », déplorent-ils.

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Concernant l’information judiciaire ouverte contre le Général, ces activistes accusent l’Auditeur Général d’avoir agi « de son propre chef » en autorisant ces poursuites « en l’absence d’une instruction formelle du Commandant et Magistrat Suprême ».

Numbi ayant été élevé en dignité au rang de Grand Officier de l’Ordre National Héros Kabila-Lumumba, ces activistes brandissent l’article 10 du décret complétant la loi relative à la chancellerie de l’Ordre National Héros Kabila-Lumumba qui table sur un privilège de poursuite en faveur de ses membres qui ne peuvent être poursuivis en matière répressive que sur autorisation expresse du Président de la République. « En l’absence de toute autorisation expresse du Président de la République à laquelle d’ailleurs il n’est pas fait mention dans l’unique invitation régulière déposée chez le Général, l’Auditeur Général a, de son propre chef, décidé des poursuites pénales contre le susnommé qui, d’ailleurs lui est supérieur en grade », insistent-ils.

Ils estiment que l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana n’est « qu’un prétexte pour couvrir un acharnement, au moyen de la Justice », contre le Général d’Armée Banza Numbi pour plusieurs raisons. Ils justifient leur position en soutenant notamment que « l’assassinat des susnommés remonte à plus de 10 ans et donc, les faits mise à charge contre le vaillant et valeureux Officier sont prescrits : l’action publique est éteinte. L’autorité de la chose jugée interdit des poursuites, l’ouverture des poursuites engagées par l’Auditeur général. La procédure en réouverture d’un dossier judiciaire n’existe pas en droit processuel congolais qui consacre, au contraire, le pourvoir en révision ».

Stéphie MUKINZI

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