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Le Mouvement Citoyen Ekoki demande réparation sur la mort causée par la Police à un jeune congolais

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Il s’appelait Fabrice Mundiadambu et habitait la commune de Kinshasa, capitale congolaise. La nuit du 23 au 24 mars 2021 était sa dernière de san vie. Il est en effet mort suite à une hémorragie causée par une balle reçue à la jambe, tirée par un élément de la Police Nationale Congolaise (PNC). Le mouvement citoyen Ekoki qui relate ces faits réclame, aux côtés de la famille du défunt, que justice soit faite.

Dans la nuit ambiancée de la commune de Kinshasa sur l’avenue Funa, aux environs de 21h, la Police faisant sa ronde habituelle en cette période de couvre-feu, tentait de vider les bistrots et terrasses pour en disperser ses clients, en application des consignes édictées par l’autorité provinciale pour limiter la propagation de la Covid-19. Selon le Mouvement Citoyen Ekoki, ces policiers qui s’étaient livré à des actes contre-nature avaient alors attisé la colère des habitants du coin. Ces derniers, à leur tour, se sont livrés eux aussi à des jets de projectiles en direction de ces éléments de la Police, ciblant particulièrement leurs véhicules 4×4.

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C’est plutôt, à en croire le mouvement citoyen, en représaille à cette action que la Police aurait réagi à balles réelles dont l’une, dite « perdue », atteindra un taximan résidant le quartier. Il serait sorti pour s’approvisionner, à en croire sa famille, en crédit de communication.

La Police, avec les vitres endommagées de leurs véhicules, a rebroussé chemin, laissant baigner dans le sang un « innocent », Fabrice Mundiadambu.

Face à cette tragédie, la population témoin de la scène, conte ce mouvement citoyen, transportera Fabrice encore en vie, à l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo) où il mourra dans matinée, faute d’une prise en charge urgente.

La famille, plongée dans l’abattement, ne sait pas à quel saint se vouer. « Malgré une plainte qui a été déposée, on a rien de nouveau dans ce dossier. Pas d’autopsie et le corps commence déjà à laisser échapper des odeurs de décompression. Que les autorités qui prônent l’État de droit puisse entendre afin que le dossier évolue », appelle un membre de la famille.

« Le dossier n’évolue pas » parce qu’après avoir porté l’affaire en Justice, aucune suite probante ne leur est accordée. « Le dossier se trouve au niveau de la Justice. Jusqu’à ce stade il n’y a pas eu avancement des enquêtes, pas d’autopsie, le corps n’est toujours pas remis à la famille », a fait savoir Chadrack Bukweyi, militant au sein d’une structure citoyenne, proche de ce dossier.

Alors que le corps de Fabrice Mundiadambu déjà en décomposition à l’HGRK gît sans vie, le Mouvement citoyen Ekoki qui a contacté la rédaction de POLITICO.CD a révélé que les inspecteurs et le magistrat saisis du dossier sont bloqués dans l’avancement de cette affaire. Pour ce faire, il a saisi l’Auditeur Général pour son implication afin que ce dernier puisse trouver une issue.

Hervé Pedro | @HervePedro1

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