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« L’église catholique n’a pas d’écoles fictives » (CENCO)

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a balayé d’un revers de la main les allégations du Secrétariat Général de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) du 26 mars 2021 sur la désactivation des listes de paie de plus de 600 écoles conventionnées Catholiques. Ces dernières sont accusées de détenir de faux arrêtés du Ministère de tutelle.

Dans un point de presse tenu ce mercredi 14 avril à Kinshasa, le Secrétaire Général de la CENCO, l’Abbé Donatien N’shole, a soutenu que l’église Catholique n’a pas d’écoles fictives. Pour lui, les établissements cités par les autorités de l’EPST sont des anciennes écoles créées depuis la deuxième République, voire depuis l’époque coloniale. « En ce qui concerne les écoles catholiques répertoriées comme fonctionnant avec des faux arrêtés, nous relevons le fait que plusieurs sont très anciennes, créées depuis la deuxième République voire depuis l’époque coloniale », a-t-il fait remarquer.

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Ainsi donc, renchérit Donatien Nshole, « il ne s’agit pas des écoles fictives». À l’en croire, ces écoles fonctionnent normalement, en se faisant contrôler par les inspecteurs et par le Service de contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE), chaque année depuis leur création. « Elles présentent des élèves aux épreuves de fin de cycle », a-t-il ajouté.

En outre, la CENCO rappelle l’urgence d’un travail de vérification beaucoup plus approfondie, qui nécessite du temps afin d’établir les responsabilités de ces faux arrêtés. « Il y a nécessité de régulariser les écoles victimes de ce système et de nettoyer le fichier du personnel », a estimé l’Abbé Donatien Nshole.

En attendant la finalisation de ce travail, la CENCO demande aux autorités compétentes de sursoir à cette décision de désactiver des listes de paie les écoles qui remplissent les critères requis de viabilité, afin de garantir le droit à l’éducation des élèves et le salaire des enseignants qui y travaillent.

À ce sujet, le Ministre sortant de l’EPST, Willy Bakonga Walima, avait créé une commission ad hoc afin d’examiner, au cas par cas, la situation de certains établissements d’enseignement radiés des listes de paie de l’État.

Carmel NDEO

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