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Naanga « doit être jugé et ultimement envoyé en prison » (Fayulu)

Martin Fayulu, arrivé deuxième au seuil du scrutin présidentiel de 2018 après Félix Tshisekedi, est encore loin de digérer sa défaite. Pour le Président du parti politique Éngagement Citoyen pour le Développement (ÉCiDé), le responsable c’est le Président de la centrale électorale Corneille Naanga. Martin Fayulu le présente comme « l’artisan du désordre institutionnel », source « d’un déficit criant de cohésion nationale ». Pour lui, Corneille Nangaa qui s’est félicité le vendredi 9 avril à l’Assemblée nationale du déroulement du processus électoral de 2012 à 2019, « doit être jugé et ultimement envoyé en prison ».

« Monsieur Naanga s’est révélé un homme malveillant à la tête de la CENI. Artisan du désordre institutionnel actuel, il a mis le feu dans la maison Congo qui, aujourd’hui, brûle et souffre d’un déficit criant de cohésion nationale. Il doit être jugé et ultimement envoyé en prison ! », a déclaré Martin Fayulu ce samedi 10 avril, quelques heures après l’exposé du rapport général du processus électoral de 2012 à 2019 par Corneille Naanga.

Corneille Naanga « a profané l’Assemblée nationale »

À l’Assemblée nationale, le député national Ados Ndombasi, proche de Martin Fayulu, accuse à son tour Corneille Naanga de « profaner » la Chambre basse du Parlement de par sa présence à cet endroit. Pour cet élu de la coalition Lamuka qui a porté la candidature de Fayulu à la présidentielle de 2018, la CENI comme son Président, « ont fabriqué les élections ». Cette situation, à l’en croire, « a rendu les institutions politiques fragiles ».

« Cette Assemblée est à ce jour profanée. Profanée par la présence de M. Corneille Nangaa. La CENI avait pour objectif d’organiser les élections présidentielles, législatives et provinciales. Élections qui devraient être transparentes et crédibles. Et nulle part il a été demandé à M. Nangaa ou à la CENI de fabriquer les élections ou de nommer des individus. Ceci a rendu les institutions politiques d’une manière générale fragile et non crédibles auprès de la communauté tant nationale qu’internationale », dit-il du haut de la tribune de l’Assemblée nationale.

Ados Ndombasi, comme Martin Fayulu, dit tenir Corneille Naanga responsable du « déséquilibre de l’action politique et diplomatique » de la RDC. Il plaide pour la mise en place d’une commission d’enquête pour auditer de « fond en comble » le processus électoral, question de « dégager des responsabilités de tout un chacun ».

Stéphie MUKINZI

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