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« La machine à voter est l’une des innovations qui ont permis l’organisation inédite des scrutins de 2018 » (C. Naanga)

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Naanga était ce vendredi 9 avril 2021 devant les députés nationaux pour présenter son rapport général du processus électoral de 2012 à 2019. Dans son speech, Corneille Naanga a vanté le rôle joué par la machine à voter aux élections générales de 2018, outil très controversé par notamment Martin Fayulu alors candidat à la présidentielle. Pour le président de la CENI, cette machine relève « d’une des innovations » ayant permis la tenue « inédite et la fiabilisation » des résultats des scrutins de 2018.

La machine à voter, selon Corneille Naanga, était plutôt « un outil de simplication de l’organisation » du cycle électoral de 2018.

« La machine à voter est l’une des innovations qui ont permis l’organisation inédite et la fiabilisation des résultats des scrutins directs combinés présidentiel, législatifs nationaux et provinciaux de décembre 2018.
L’expérimentation de celle-ci lors desdits scrutins aura permis à
l’opinion de se rendre compte que ladite machine n’était qu’une
imprimante à la disposition de l’électeur aux fins d’opérer son
choix à l’aide d’un bulletin à format réduit et de l’imprimer in situ, garantissant ainsi la transparence et l’intégrité du vote. Devant le défi logistique lors des cycles précédents, notamment
le volume impressionnant des imprimés (bulletins de vote, procès-verbaux et fiches de résultats), et autre quincaillerie électorale à déployer, la machine à voter est apparu comme un outil de simplification de l’organisation des élections du 30 décembre 2018″, a affirmé le patron de la centrale électorale.

Corneille Naanga, qui regrette tout de même « qu’en dépit des efforts ainsi déployés pour un maximum d’informations et de sensibilisation, un débat politiquement orienté et manifestement destiné à nuire, a été entretenu jusqu’à la fin du processus. »

« La machine à voter est un système conçu selon les spécifications propres à la CENI. Elle est constituée notamment des composantes
intégrées ci-après : un écran tactile, une imprimante thermique, un scanner incorporé, deux batteries dont l’une incorporée et l’autre externe, une valise de type militaire, une carte mémoire SD, un module de géolocalisation satellitaire (GPS), un module d’impression par rouleau, un plateau d’insertion des bulletins de vote, ainsi qu’un couvercle de protection des bulletins de vote.
Ce système fonctionne grâce à un logiciel développé par les
techniciens de la CENI.
Vous comprendrez donc que la machine à voter est un instrument personnalisé », a-t-il renchéri.

Corneille Naanga est formel quant au fonctionnement de la machine à voter lors des élections de 2018: « en tout cas, après les scrutins combinés de décembre 2018, personne n’en dénie le bon fonctionnement », dit-il.

Le système a coûté 1465 dollars américains l’unité. La CENI avait commandé 106.457 machines à voter. Le coût cumulé desdites
machines et des services connexes y afférents et de 176.468.116 dollars américains.

Stéphie MUKINZI

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