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RDC/Kasaï : André Lite exige l’ouverture d’une information judiciaire après les massacres intercommunautaires de 13 personnes

Le Ministre national des Droits Humains, André Lite Asebea a appelé, ce mardi 30 mars 2021, à l’ouverture d’une information judiciaire après des violences meurtrières intercommunautaires dans la région du Kasaï.

« J’en appelle à l’ouverture d’une information judiciaire, à toute fin utile. Par le fait, les auteurs de ces massacres auront à rendre compte devant les juridictions compétentes« , a déclaré le Ministre Lite après avoir pris connaissance de ces faits.

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Au total, 13 personnes ont été massacrées à la machette, dont femmes et enfants, lors des affrontements intercommunautaires dans la province du Kasaï.

Ces violences ont eu lieu, à en croire le Ministre provincial de la Santé du Kasaï, Ferdinand Mposhamba, le lundi 29 mars dernier dans la localité de Bakuakenge, un espace qui est à la base des querelles incessantes entre les provinces du Kasaï et Kasaï central depuis 2015. Deux peuple y résident, il s’agit notamment des Kuba et Luba, respectivement du Kasaï et du Kasaï central.

Ces affrontements entre Kuba et Luba ont fait déserté la zone, relate M. Mposhamba. Et même, il dit craindre un bilan plus élevé, explique-t-il à l’AFP. « La cité est déserte […] et près de 20.000 personnes sont en brousse, 9 autres sont grièvement blessées dont 4 dans un état très critique à l’hôpital », déplore-t-il.

Quant au Gouverneur du Kasaï, Dieudonné Pieme, l’heure est à l’alerte. Il a renseigné que plusieurs hommes en armes sont arrivés, en provenance du Kasaï Central, par voie ferroviaire pour exterminer la population.

« Ceux qui ont débarqué à Bakuakenge sont ceux qui ont tué hier lundi 29 mars 2021 en pleine journée. Ils ont tué des femmes et enfants sans défense et qui fuyaient en brousse« , renseigne-t-il.

Ces violences ont fait remonter à la surface, le traumatisme encore vif, d’un conflit meurtrier qui a endeuillé la même région entre septembre 2016 et mars 2017.
Ce dernier faisait suite à la mort d’un chef traditionnel, Kamuina Nsapu, tué dans une opération des forces de sécurité un mois auparavant. Plus de 3000 personnes y ont été tuées.

Hervé Pedro

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