PUBLICITÉ

Bientôt un Fonds national de réparations pour les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits en RDC

Une table ronde sur la mise en place d’un Fonds national de réparations en faveur des survivants de violences sexuelles liées aux conflits en République Démocratique du Congo (RDC) s’est ouverte ce mardi 30 mars à Kinshasa. Organisée par la fondation Panzi du Docteur Mukwege, avec le soutien du Fonds Mondial pour les Survivants des Violences sexuelles liées aux conflits (Global Survivors D’une), ce forum va lancer le projet pilote de Mesures de Réparations intérimaires en faveur de ces survivants, hommes comme femmes, « afin de créer un modèle national en mesure de booster une réelle responsabilisation étatique quant aux réparations ».

La fondation Panzi et Global Survivors Fund veulent démontrer à travers ces assises de deux jours, qu’il est possible de mettre en œuvre des réparations malgré les contraintes politiques, géographiques et économiques qui limitent encore certains États, notamment la RDC. À en croire les organisateurs, il est impérieux que les efforts, notamment de la société civile sur le plan de réparation, soient concertés et que des objectifs communs soient fixés en vue d’atteindre des résultats effectifs avec l’État, « principal acteur dans leur mise en œuvre« .

Parmi les participants à cette activité, on note les survivants des violences sexuelles, les acteurs institutionnels concernés, les organisations de la société civile et les représentants diplomatiques, réunis autour d’une même table pour mettre en place un agenda commun et des « solutions acceptées » par tous, en vue de la mise en œuvre de ce Fonds national de réparations.

Pour les organisateurs, cette activité a pour principal objectif « d’amener autour d’une même table les organisations de survivantes et les différents acteurs de la société civile, favorables à la mise en œuvre des réparations et donc, de la mise en place d’une politique nationale de réparations en faveur des survivants en RDC« . Il est également prévu un moment de dialogue avec les autorités nationales et les représentations diplomatiques.

Stéphie MUKINZI

- Publicité -

EN CONTINU