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Goma: Les familles des personnes arrêtées dans le dossier Simba Ngezayo en sit-in à la Monusco pour exiger le procès

Les familles des personnes arrêtées dans le dossier du meurtre à Goma (Nord-Kivu) de Simba Ngezayo depuis le 3 Novembre 2020 pendant qu’il accompagnait son enfant à l’école, ont organisé un sit-in devant la base de la MONUSCO à travers le Bureau Conjoint des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH) pour exiger notamment l’organisation d’un procès pour que les vrais coupables soient connus et condamnés.

Devant le responsable du Bureau Conjoint des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH) ces familles accompagnées de la société civile de Goma, ont réitéré leur appel à l’Etat Congolais de « jouer correctement son rôle de protection de la vie humaine, tout en rappelant qu’étant donné que tous ces actes se déroulent en présence des casques bleus de l’ONU, il est important que nous puissions continuer à conjuguer les efforts en interpellant l’Etat Congolais  et les Casques de l’ONU qui sont tous censés protéger les populations civiles en danger», disent-elles, tout en saluant la promptitude et la rapidité avec lesquels les présumés auteurs matériels et même intellectuels avaient été appréhendés.

Ces familles disent aussi trouver inadmissible que malgré l’arrestation des auteurs matériels et intellectuels, les présumés ccoupables du crime, « l’audience publique ne puisse, jusqu’à présent, pas encore être organisée alors qu’à l’égard des présumés auteurs matériels appréhendés deux jours après la commission du forfait, tout se passerait en flagrance depuis le mois de Novembre 2020.»

Ces familles révèlent par ailleurs que, depuis le 24 février, le présumé auteur intellectuel avait également été appréhendé en Ouganda puis acheminé à Kinshasa, que « rien ne pouvait justifier qu’aucune audience ne soit encore tenue jusqu’à présent, d’autant plus que la constitution de la RDC et les instruments Juridiques internationaux dûment ratifiés par la RDC reconnaissent à toute personne arrêtée le droit de voir sa cause être jugée dans un délai raisonnable » ajoutent ces familles.

Elles demandent à la MONUSCO de s’impliquer pour que ce dossier puisse être placé sous le contrôle de l’autorité Judiciaire compétente;

  • Que tous les détenus soient ramenés à Goma, lieu de commission des faits;
  • Qu’un procès soit urgemment tenu pour toutes les personnes sur qui pèsent des indices sérieux de culpabilité et que tous ceux qui ne sont impliqués ni de près ni de loin dans ce dossier soient libérées.

Ces familles ont, après avoir lu leur mémorandum, elles l’ont remi responsable du Bureau Conjoint des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH).

Merveilles Kiro

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