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8 militants de la LUCHA comparaissent au Parquet de Beni

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Arrêtés et mis au cachot de l’Etat-Major de la Police de Beni (Nord-Kivu) samedi 19 décembre dernier, 8 militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) comparaissent en flagrance ce lundi 21 décembre 2020 au Parquet militaire de garnison de Beni.

Ils sont accusés entre autres de destructions méchantes des biens publics lors de leur manifestation de samedi dernier contre le renouvellement du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco).

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« Nous condamnons cette décision de maintenir nos camarades injustement en prison. Nous demandons aux autorités locales de les relâcher. Ils n’ont commis aucun crime. Nous avons alerté tout le monde y compris la police qui a procédé à ces arrestations brutales, injustes et illégales. Nous continuons à exiger leur libération car ils ont usé de leur droit de manifester pour organiser cette action contre le renouvellement du mandat de la Monusco», a déclaré à Politico.cd Bienvenue Matumo, militant de la Lucha.

Pour ce mouvement citoyen, « la décision de justice de maintenir ses militants en prison est simplement une façon pour le Maire a.i de régler des comptes personnels et de satisfaire la MONUSCO dont la population réclame le départ pour inefficacité », lit-on sur le compte Twitter du mouvement.

Les activistes de la Lucha jugent inutile le renouvellement du mandat de la Monusco et inefficace la présence des casques bleus en RDC, notamment dans la région de Beni qui continue de subir des atrocités et des massacres de la part des groupes armés et des miliciens.

« Le Conseil de sécurité est conscient que la présence de la Monusco est inefficace et inutile dans la région de Beni puisque les massacres continuent à être perpétrés dans les zones où elle est installée et leurs auteurs opèrent chaque jour. Le Conseil de sécurité a toujours vécu dans le déni de la réalité sur terrain. C’est pourquoi la Lucha a formulé des recommandations pouvant aider à améliorer le travail de la Monusco sur terrain mais nos propositions envoyées aux Nations Unies depuis le mois de novembre n’ont pas été suivies ni intégrées », fulmine Bienvenue Matumo, joint au téléphone.

Et de renchérir :«Nous disons, il ne sert à rien d’avoir cette Monusco qui ne fait pas son travail. Qu’on nous laisse seul, nous nous battrons nous-mêmes contre les ennemis de la République».

Carmel NDEO

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