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SNEL et REGIDESO sous gestion chaotique : question orale avec débat du député Ndombasi au ministre Muhanzi

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Le député national Ados Ndombasi a adressé, vendredi 09 octobre 2020, une question orale avec débat au ministre d’Etat, ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Eustache Muhanzi, sur la gestion chaotique de la SNEL et de la REGIDESO.

« Conformément à l’article 138 de la Constitution et 168 du Règlement intérieur, je me fais le devoir, au nom du peuple congolais, de vous adresser la présente question orale avec débat sur l’objet mieux identifié en concerne.
En effet, le peuple congolais que je représente, m’oblige à vous adresser cette légitime question :
Qu’en est-il de la gestion des entreprises de l’État SNEL ET REGIDESO ?, » demande ce député national au ministre d’État, ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Eustache Muhanzi.

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En effet, le député note que, « pendant que certains pays africains ne disposant ni de barrage électrique ni de potentiel hydroélectrique comme les nôtres, ils bénéficient d’électricité dans leurs ampoules et d’eau dans leur robinet en permanence ; les Congolaises et Congolais sont réduits à un esclavagisme sans précédent en plein 21ième siècle en quête d’eau 24h sur 24h ainsi que des sources alternatives d’énergie. »

Quant à la REGIDESO, Ados Ndombasi a constaté que plusieurs Congolais, dans les milieux ruraux, se font ainsi agresser ou subissent des viols tous les jours en allant chercher de l’eau bien loin de leur domicile.

« Ce triste état de chose est dû à la gestion calamiteuse de la REGIDESO par des personnes incompétentes placées depuis des lustres à la tête de cette entreprise publique., » dit il dans sa correspondance à Eustache Muhanzi.

Et de s’interroger:

« Faut-il le rappeler que le taux de déserte en eau potable en RDC n’est que de 14% et ne fait que se réduire ? »

« Autrement dit, seulement environ 1 Congolais sur 8 a accès à l’eau potable. À quand l’eau pour les 86 % de Congolais restants, soit pour environ 70 millions de Congolais ? »

« Chose grave, même dans la capitale Kinshasa et dans d’autres centres urbains du pays, la population se voit obligée d’utiliser l’eau insalubre provenant des puits creusés, s’exposant ainsi à diverses maladies hydriques , » déplore cet élu de Kinshasa.

« Dans plusieurs quartiers périphériques de Kinshasa, les puits sont devenus les alternatives obligées à la REGIDESO qui n’y fournit plus d’eau depuis longtemps », stigmatise-t-il.

« D’autres qui n’ont pas accès aux puits se voient obligés d’acheter l’eau au quotidien au prix de 300 Francs Congolais pour 25 litres et de faire transporter l’eau achetée à leur domicile au moyen de pousse-pousse au prix de 5.000 FC la course. Avec un pouvoir d’achat extrêmement faible, l’achat de l’eau constitue un vrai calvaire économique pour cette population », s’alarme Ados Ndombasi.

Et pourtant, fait il remarquer, « la RDC possède plus de 50% des réserves d’eau du continent africain mais, malgré ce potentiel fabuleux, 33 millions de personnes en milieu rural n’ont pas accès à de l’eau de qualité. »

Quant à la SNEL, Ados Ndombasi indique que la desserte en électricité en RDC est d’à peine 15 %, avec à peine 12 millions de Congolais seulement bénéficiant du courant électrique fourni par la SNEL.

« Comment notre RDC pourrait-elle se reconstruire avec des délestages en permanence et des coupures intempestives ? », interroge-t-il.

Et de poursuivre:

« À cause du manque d’électricité dans nos milieux ruraux, les femmes s’exposent à toutes formes de violence sexuelle et sexiste en allant chercher du bois de chauffage loin de leur domicile. »

« Dans les milieux urbains, plusieurs quartiers connaissent des semaines voire des mois d’affilée sans courant, alors que la SNEL envoie invariablement des factures de consommation d’électricité imaginaire. Et quand l’électricité est envoyée par la SNEL, elle est souvent de mauvaise qualité., » dénoncé cet élu du peuple.

Et pourtant, fait-il observer,  » les chiffres renseignent que la RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique techniquement exploitable évalué à 774.000 Giga Wattheure par an, pour une puissance exploitable d’environ 100.000 Méga Watt. »

Et d’alerter :

« Malheureusement, seulement 2,6 % de ce potentiel est exploité à ce jour, soit environ 2.566 MW, dont 69 % (soit 1775 Méga Watt) au niveau du site d’Inga (351 Méga Watt à Inga 1 et 1424 MW à Inga 2). »

« Au regard de cette situation désastreuse, qu’il me soit permis, Monsieur le Ministre d’État au nom du peuple congolais, d’exiger de vous la réponse claire et précise à la question suivante :

Quand placerez-vous à la tête de la REGIDESO et de la SNEL les meilleurs des Congolais capables de transformer ces deux entreprises en pourvoyeurs fiables d’eau et d’électricité à la majorité des Congolais ?, » demande-il au ministre d’État.

Et de conclure:

« L’article 48 de notre Constitution stipule que le droit à un logement décent, le droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis ».

Thierry Mfundu

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