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Rapport Mapping : 10 ans après, où en est-on ? la dynamique des universitaires en fait un clin d’œil à Kisangani

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Le 1er octobre 2010, il y a 10 ans, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) a publié le rapport du projet de cartographie des crimes graves perpétrés sur le sol du Congo-Zaïre entre mars 1993 et juin 2003.

Ce rapport avait documenté 617 incidents auxquels se rapportent les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire sur la période considérée, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Le rapport avait également dressé un état des lieux de la capacité du système judiciaire national, et proposé des options de justice pour faire face aux conséquences de ces crimes.

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10 après, où en est-on ?

Dans une Conférence-débat sur la commission Mapping du Conseil des Nations-Unies et ses effets, tenue mardi 29 septembre à Kisangani, des intellectuels Congolais ont fait un clin d’œil sur les 10 ans après l’officialisation de ce rapport.

Des orateurs comme Pierre Kibaka, Claudine Bela du CNDH, le professeur Grison Kakumbi, le professeur Billy Bokalonga et Alphonse Maindo ont défilé devant une centaine de participants essentiellement constitué des membres de mouvements citoyens Congolais dont la LUCHA, MISS/RDC, FILIMBI et consorts.

Le premier des conférenciers a fait son exposé sur l’historique de la commission et Mapping, et la brève présentation de la situation des guerres mais aussi des crimes de violations de Droit de l’Homme dont la Province Orientale démembrée a été victime et la ville de Kisangani en particulier.

Dans son récit, Pierre Kibaka a éclairé la lanterne de l’assistance sur les objectifs du Rapport Mapping qui, selon lui, consistaient tout simplement à faire la cartographie de toutes les graves violations de Droits de l’Homme et de droit international humanitaire qui ont été commis sur l’ensemble du territoire national de la RDC.

« La commission Mapping n’avait pas pour objectif d’entamer des poursuites judiciaires ni même d’accorder certaines réparations aux victimes », explique-t-il.

Après cette brève présentation de la situation des guerres en RDC et la documentation détaillée des crimes graves dont la population congolaise et la boyomaise en particulier a été victime, Claudine Bela et le professeur Grison Kakumbi, respectivement Coordinatrice provinciale de la CNDH et Docteur en Philosophie à la Faculté des Lettres et des Science humaines à l’Université de Kisangani, ont martelé sur « l’implication de l’État congolais dans lutte contre l’impunité, qui, selon ces élites, l’État congolais semble ne pas s’intéresser et être touché des atrocités sur le territoire national ».

Pour le professeur Alphonse Maindo, qui s’est adressé au public via une vidéo, a insisté sur la justice et la réparation pour les victimes.

« On ne peut pas avoir de deuil sans vérité, on ne peut pas avoir de vérité sans mémoire, on ne peut pas avoir de mémoire sans reconnaissance, on ne peut pas avoir de reconnaissance sans justice, on ne peut pas avoir de justice sans réparation, on ne peut pas avoir de paix sans justice, pas de justice sans réparation et pas de réconciliation sans réparation », souligne-t-il.

À lui d’ajouter que : « la vérité sur les crimes dont le peuple congolais a été victime ne doit pas forcément être de nature sociale ou sociologique, mais une vérité judiciaire ». D’où, il faut qu’il ait au moins un tribunal spécial constituer surtout des juges internationaux que nationaux chargés de traiter les problèmes lié à la violation des Droits de l’Homme.

Dismas Kitenge, président du groupe LOTUS, une ONG des droits humains basée à Kisangani, a estimé que l’État doit porter la revendication des victimes, soutenir les victimes dans leurs quêtes.

« L’État doit permettre aux victimes de s’exprimer. Elles ne se sont pas suffisamment exprimées haut et fort pour réclamer la justice », pense le vice-président honoraire de la FIDH.

Que faire ?

Au sortir de ces échanges qui ont largement dénoncé l’indifférence exagérée des autorités nationales face à ce rapport, plusieurs voix ont convergé sur l’organisation des manifestations pacifiques avec la participation des structures et mouvements citoyens pour clamer haut et fort le regard effectif du gouvernement sur ledit rapport. Déjà ce jeudi 01 octobre, la toute première marche est projetée dans les rues de Kisangani, chef-lieu provincial de la Tshopo.

En outre, pour l’appropriation de ce rapport ainsi que ses recommandations, une campagne pour le tribunal pénal international et la publication de la liste des auteurs présumés des crimes sera menée tout le mois d’octobre 2020.

Notons que ce rapport fait aussi objet des menaces à l’endroit du prix Nobel Dénis Mukwege, depuis quelques mois.

L’homme qui répare les femmes est l’un des pionniers qui haussent leur voix pour l’application du rapport Mapping. Depuis lors, des voix se sont levées au pays qu’à l’étranger pour demander la sécurité du Dr Mukwege.

L’ONU à travers la MONUSCO en RDC a même diligenté une mission de sécurité dans sa concession de Panzi au Sud-Kivu. Ce rapport fait éclabousser les détracteurs, présumés auteurs des crimes contre l’humanité congolaise.

Serge SINDANI

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