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Rentrée de la FEC : « La FEC est apolitique et n’a pas de camp ! » (Albert Yuma)

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Salle archi-comble, invités des marques, hommes d’affaires bref, un paysage type arc-en-ciel où les présidents de la Chambre Haute et Basse du parlement y sont également conviés, en ce jeudi 24 septembre 2020 au Pullman Hôtel, dans la soirée.

Sur l’estrade, y est perché Albert Yuma, président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) qui, à l’occasion de la 3ème édition de la rentrée des activités de cette structure, tient par son discours, en laisse, un auditoire déjà jazzé par des vieux tubes ayant marqués les années après coloniales, mais qui, comme le vieux vin, conservent encore leurs goûts, tel le morceau Congo Avenir de Tabu Ley Rochereau, interprété par un orchestre invité à l’occasion.

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De cet épicentre d’attention que constitue le président de la FEC s’extirpe des « préoccupations majeures » qui alourdissent l’économie nationale « au plus haut point » lesquelles devraient « relayées auprès des autorités ». Mêmes préoccupations évoquées à l’occasion de la présentation des vœux, rebond-t-il : « De quoi le secteur privé de notre pays a-t-il besoin, avant toute chose, pour développer ce pays? »

« A cette question, j’avais répondu que le secteur privé avait avant toute chose, besoin d’une politique économique cohérente dans les paroles et les actes, cohérente dans la durée pour donner confiance et assurer les opérateurs économiques du soutien de l’Etat pour lancer ou relancer l’investissement dans nos entreprises, faire accéder le plus grand nombre à l’activité afin de dynamiser l’économie toute entière », rappelle Albert Yuma.

Et il renchérit :

« On ne le dira jamais assez, mais cette cohérence qui est synonyme de confiance, est vitale pour nos entreprises. Elle est le socle sans lequel nous ne déciderons jamais à prendre des risques, c’est-à-dire investir, et defaire ainsi contribuer notre économie à la hauteur du potentiel de notre pays. Il n’y a pas d’autres solutions pour développer une économie. Sans investissement, pas de croissance et nous le constatons amèrement tous les jours ».

Nonobstant un tableau, si pas morne, fade que dépeint Albert Yuma, il précise par ailleurs avoir noté certaines avancées observées dans leurs discussions avec le Gouvernement, que ce soit en matière d’accès aux PME à la sous-traitance, d’application du troisième palier du SMIG, de prise en compte des revendications des sociétés minières en matière de TVA ou d’accord avec les pétroliers. Mais qui, selon lui, est soit trop peu, soit des avancées qui succèdent à un blocage. Plus fondamentalement ces avancées, masquent mal, insiste-il, le manque de perspective dans la politique du Gouvernement vis-à-vis de ses opérateurs économiques.

« La FEC, et j’insiste là-dessus, n’est pas dans l’émotion d’un camp contre un autre contrairement à l’affirmation de ceux qui voudraient réduire nos prises de parole publique et notre engagement à des considérations extra-économiques », ponctue Mr Yuma.

Et de marteler :

« La FEC est apolitique et n’a pas de camp ! Avec les autres organisations patronales nous représentons les forces économiques de notre pays et continuerons donc, en tant que partenaire naturel du Gouvernement et des pouvoirs publics, à défendre nos membres et nos convictions. C’est je pense, dans l’intérêt du pays et de son développement ».

Après avoir brandit que 8 points critiques des enquêtes réalisées par la Fédération des Entreprises du Congo auprès de ses membres en vue d’évaluer l’impact de la COVID-19 sur leurs activités et les chiffres obtenus au niveau de la Banque Centrale, Albert Yuma note : « l’Etat ne semble pas vouloir réduire son train de vie en continuant à accroitre ses dépenses par la création de services dont il conviendrait sincèrement de se poser la question de leur opportunité et leur nécessité en ces temps particuliers. Cette augmentation des dépenses apour effet de contribuer à renforcer le déséquilibre récurrent des opérations financières de l’Etat, de surcroit dans le contexte actuel ».

« Le rôle du Parlement en cette matière est fondamental. Les deux Chambres viennent de faire leur rentrée pour une Session qui sera principalement consacrée à l’examen du projet de budget du Gouvernement. J’en appelle à ce que les Honorables Députés et Sénateurs analysent avec objectivité les prévisions financières qui seront présentées par le Gouvernement de sorte à adopter un budget réaliste, qui n’entrainera pas de déception inutile au moment de son exécution », appelle-t-il.

Quant aux ouvertures d’informations judiciaires et enclenchement de la procédure des détentions préventives des dirigeants des entreprises, Mr Yuma fait un « constat amer » car elles sont faites de « manière intempestive » et en appelle à ce qu’elles s’y conforment scrupuleusement à la légalité.

Et de garantir, « j’ai toujours dénoncé les opérateurs économiques qui profitent de la faiblesse de notre Administration pour détruire ou même piller notre économie ». « J’assume pleinement ma déclaration qu’il est hors de question pour la FEC de protéger les entreprises indélicates qui fraudent ou ne respectent pas les lois de notre pays ».

D’après Albert Yuma, la justice doit jouer son rôle et les magistrats ne peuvent être soumis dans l’exercice de leurs fonctions qu’à la seule autorité de la Loi, ce qui permet à chaque opérateur, selon lui, de développer ses affaires sans craindre l’injustice, s’il a toute sa comptabilité en ordre.

Au nom de Fédération des Entreprises du Congo dont il a le mandat, Albert Yuma affirme soutenir la proposition du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi qui consiste à la création d’une Autorité nationale des revenus, une forme de Guichet unique lequel pourra permettre de prélèver les impôts, droits et taxes de toutes les régies financières comme cela est le cas dans plusieurs pays notamment africains comme le Togo, la Zambie et le Rwanda. 

Notre vœu le plus ardent, souligne-t-il, est de voir s’engager des réflexions en vue de matérialiser très rapidement cette réforme que nous estimons primordiale. En effet, il est temps que tout le monde dans notre pays paie l’impôt, mais uniquement l’impôt juste, conclut-il.

Hervé Pedro

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