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Seth Kikuni : « Pouvons-nous conclure qu’il y a eu violation de la constitution ? »

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Dans un tweet de ce mercredi 9 septembre 2020, le candidat à la présidentielle 2018, Seth Kikuni s’est interrogé sur la violation ou non de la constitution par le Chef de l’État ainsi que sur le fonctionnement du nouveau système.

« Pouvons-nous conclure qu’il y a eu violation de la constitution? Pouvons-nous aussi conclure que le nouveau pouvoir ne combat pas l’impunité et les antivaleurs, mais s’inspire de l’ancien pour fonder son propre système de l’impunité et antivaleurs? Concluons s’il vous plaît », a tweeté Seth Kikuni.

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Contacté par politico.cd pour développer ces questions pendantes, Seth Kikuni déclare : « Si l’opposition a réagi aux nominations, c’est parce que ce n’est pas la première fois que le nouveau pouvoir sort de ce qui devait être normalement le cadre de son action ».

« La question qu’on se pose est de savoir si le but n’est pas de mettre la justice sous tutelle au mépris du principe de séparation des
pouvoirs. Chaque fois qu’on denonce, c’est soit les menaces, soit la justification ridicule selon laquelle – Kabila aussi faisait la même chose », a confié Seth Kikuni à Politico.cd

Et de conclure :

« Pourtant, on ne peut pas corriger une anomalie (une absurdité) en inventant une autre.
C’est précisément sur ce point que réside l’erreur, ou la roublardise. Je pense que le nouveau pouvoir ne vise aucunement
vouloir en finir avec l’impunité et les antivaleurs. Il s’inspire de l’ancien pour fonder son propre système de l’impunité et antivaleurs ».

Il sied de noter que l’intervention de l’homme d’affaires Seth Kikuni intervient à la suite d’un remous médiatique provoqué par Martin Fayulu et Théodore Ngoy qui avaient soutenu que le parlement pouvait mettre le chef de l’État en accusation pour haute trahison pour avoir nommé des juges à la haute cour alors que leurs mandats à la cour de cassation sont encore en cours.

Hervé Pedro

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