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Le professeur Raphaël NYABIRUNGU met en garde « ceux qui veulent arracher le monopole de parler du droit constitutionnel »

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Au cours de son point de presse tenu à Kinshasa ce mardi 08 septembre, le Professeur Raphaël NYABIRUNGU est revenu sur les ordonnances du 17 Juillet 2020 où le président a nommé deux juges issus du quota du Conseil Supérieur à la Magistrature sans consulter ledit conseil.

Ce professeur a mis en garde « ceux qui veulent arracher le monopole de parler du droit constitutionnel ».

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Pour ce pénaliste, il ne fait aucun doute, « la constitution a été violée ».

Et de poursuivre:

« Une balance qui penche toujours d’un seul côté cesse d’être utilisable », dit le professeur Byabirungu, pour qui les ordonnances présidentielles du 17 juillet 2020 ont « renvoyé aux calendes grecques » l’Etat de droit.

« Quand le texte est clair, on ne tergiverse pas », ajoute le professeur Nyabirungu.

Par ailleurs, Raphaël Nyabirungu définit l’Etat de droit comme un Etat « de bonne gouvernance où tous les citoyens , gouvernants et gouvernés, sont soumis à l’autorité de la loi, et où la dignité humaine et les droits de l’homme sont proclamés ».

Le Professeur Nyabirungu appelle le président de la République à rapporter les dites ordonnances.

« Ce qui est à sa portée, c’est de rapporter ses ordonnances », dit Nyabirungu.

Il demande par ailleurs à Félix Tshisekedi de faire recours à la « littérature famillale ».

Et d’ajouter:

« Son père enseignait » que ça ne vaut ps la peine de s’entêter que de corriger les erreurs « lorsqu’elles s’avèrent évidentes ».

Il soutient par ailleurs qu’« on est libre d’appartenir à un camp ou un autre mais le devoir de vérité s’impose ».

Et selon lui, « prétendre connaître la vérité et dire la vérité n’est pas synonyme ».

Il renchérit en disant qu’il a passé une nuit à écrire sur les ordonnances et que « quelqu’un qui a passé sa nuit à boire ne peut pas me contredire. »

Pour éviter le chaos, le professeur Nyabirungu appelle les coalisés FCC-CACH a engagé un dialogue franc autour des ordonnances presientielles et propose, entre autre, l’implication de plusieurs autres institutions, tant au niveau national qu’international, à cet élan de solutions.

Par ailleurs, il sollicite l’implication des bureaux des deux chambres du Parlement, de la société civile, des confessions religieuses, du Conseil national de suivi de l’accord de la CENCO et de plusieurs autres organisations au niveau régional dont la CPGL et la SADC.

Thierry Mfundu

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