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Kasomeno-Pweto : du retard dans la réhabilitation de ce tronçon routier en terre battue

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Il y a un mois, le gouvernement provincial du Haut-Katanga, avait lancé en grande pompe les travaux de réhabilitation en terre battue du tronçon routier compris entre Kasomeno à Pweto et le renforcement des ponts sur cet axe routier qui assure le déplacement des voyageurs et des marchandises de Lubumbashi à Kalemie, en passant par Kilwa.
Mais, malgré les promesses faites à ceux qui l’ont cru, l’issue de l’exécution des travaux par la société Sinohydro Congo Sarl semble incertaine.

La réhabilitation n’a pas encore atteint le village Bowa, distant d’au moins 33 Km de Kasomeno, alors que la saison sèche tend à sa fin et les pluies proches.

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La façon dont sont exécutés les travaux pendant ces 30 jours en disent long sur les problèmes que pose ce tronçon routier en terre battue : gros trous, ponts avec pente, sans parler des herbes avancent. Cette situation préoccupe les usagers de de la RN5, entre Kasomeno et le village Sange, à 50 Km de Kasomeno.

Long de 490 Km avec une traversée sur la rivière Luvua, cette route se transforme en désastre par défaut d’entretien régulier. Les véhicules de transport, quittant Kasomeno à Kilwa, roulent parfois à moins de 20 Km a l’heures, à cause des trous.

Circuler sur certaines portions de la route s’avère périlleux, compte tenu du mauvais état de la route, pour les conducteurs de gros camions.

Les « pluies fines », qui chutent depuis début septembre 2020, risquent de retarder encore les travaux déjà entamés. On se trouve donc face à un moment crucial car il y a risque que les trous se multiplient sur cette route déjà défoncée.

En même temps que les travaux et trafics continuent, les commerçants n’ont pas d’autre choix que d’emprunter un véhicule.
François, l’un des conducteurs d’un camion de marque KAMAZ croisé sur ce chemin, a expliqué à POLITICO.CD son calvaire. Il juge « inacceptable » que cette voie d’intérêt économique soit toujours réhabilitée en terre battue.
« Il y a eu, sur cette route, Anvil Mining, CREC7 et l’Offices de routes qui avaient fait 18 Km. Et encore d’autres Chinois qui rentrent ici, y jetant toujours le sol ».

Comme ce conducteur, un ancien géologue de l’entreprise minière « Kalumines » qui voyageait avec moi dans la Jeep qui m’a pris à Pweto, a ironisé sur les trous de cette route.
En effet, il ne comprend le fait que certaines routes en état de de praticabilité [Ndr : l’avenue Kamanyola] sont réhabilitées en bitume alors que d’autres impraticables sont dans les oubliettes. «Avec cette situation, à défaut d’un contrôle citoyen rigoureux, on pourra constater une augmentation significative du coût de réhabilitation des routes », s’est-il inquiété.

La RDC pointe à la 35ème place sur 38 pays dans le classement sur la qualité des routes sur le continent, dans le palmarès 2019 de « The global Economy ».

Son réseau routier est largement insuffisant. Sa longueur en superficie est évaluée à 152 kilomètres (58,129 Km de routes d’intérêt général).

Le reste est d’intérêt local : desserte agricole (86,417 Km), 20,683 Km de routes provinciales prioritaires et 17,245 Km de routes provinciales secondaires.

Adrien AMBANENGO

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