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Au premier semestre 2020, le commerce sino-congolais s’élève à 3,11 milliard $, soit une augmentation de 8,2% par rapport à 2019

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« Au premier semestre 2020, le commerce sino-congolais s’élève à 3,11 milliard $, en augmentation de 8,2% par rapport à l’année dernière, » c’est ce qu’a indiqué l’ambassade de Chine en RDC, le mardi 05 août 2020.

Quand aux exportations congolaises vers la Chine, elles ont augmenté de 20,81%, soit 2,31 milliard $, avec un excédent de 1,52 milliard $.

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« Au premier semestre 2020, le commerce sino-congolais s’élève à 3,11 milliard $, en augmentation de 8,2% par rapport à l’année dernière. L’exportation congolaise vers la #Chine a augementé de 20,81% , soit 2,31 milliard $, avec un excédent de 1,52 milliard $. 🇨🇳🤝🇨🇩 #RDC, » a Tweeté l’ambassade de Chine en RDC.

Selon un article du Service Économique Kinshasa publié le 20 mars 2019, la dépendance structurelle de la RD Congo à l’égard de la Chine découle de sa forte présence dans le secteur minier.

Les mines et l’électricité peuvent être considérées comme les deux voies congolaises des « routes de la soie » vers Pékin. Initialement très ambitieuse, la coopération chinoise est devenue utilitariste en se recentrant sur la production d’électricité au profit du secteur minier.

Cette coopération ne s’est pas traduite par un ré-endettement excessif pour la RD Congo, la dette publique ne représentant que 18 % du PIB en 2017.

La présence chinoise s’affirme également dans d’autres secteurs clés des infrastructures et, notamment, dans les travaux publics et le génie civil (CREC, Sino Hydro principalement).

Les chemins de fer comme les routes sont des secteurs d’intérêts pour les entreprises chinoises. Ces dernières ont été adjudicataires dans le cadre du programme « ProRoute » de la Banque Mondiale pour la réfection de 1 000 kms du réseau routier dans l’Est de la RD Congo.

La nouvelle aérogare de l’aéroport de Kinshasa est revenue à la société WIETEC. D’un coût de 364 M USD, il sera cofinancé par l’Eximbank chinoise et l’Etat congolais.

Pour le projet de barrage d’Inga 3, d’un coût de 14 Mds USD, un consortium sino-espagnol a été constitué, charge à lui de trouver les financements, de construire, d’exploiter et de commercialiser l’électricité produite.

Jusqu’en 2013, seuls 468 M USD avaient été décaissés dont 175 M USD en « pas de portes » à la Gécamines. Si on est loin des ambitions initiales, plusieurs importants projets sont à mettre à l’actif de la coopération chinoise.

Le barrage de « Zongo II », inauguré en juin dernier, et dont les travaux avaient débuté en 2012, financés par l’Exim-Bank de Chine à des taux préférentiels (360 M USD).

Une autre centrale hydroélectrique, située à Bussanga permettra, d’ici 2021, de combler le déficit énergétique du secteur minier, en alimentant en priorité le site de la Sicomines.

Il faut aussi noter qu’il n’y a pas de réendettement découlant de la coopération sino-congolaise.

Fin 2017, la dette publique du pays était de 6,4 Mds USD soit 18 % du PIB.

Ses principaux créanciers sont la Banque mondiale et la BAD (41 %), les banques commerciales (28 %) et les partenaires bilatéraux au premier rang desquels figure la Chine (15 %).

Ces dernières années, c’est la dette intérieure, constituée par des arriérés de paiement, des avances de la BCC et sur la TVA, qui a eu tendance à se creuser davantage que la dette extérieure.

Thierry Mfundu

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