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Le BCNUDH a documenté 397 cas d’atteintes aux droits de l’homme attribuables aux ADF entre le 1er janvier 2019 et le 31 janvier 2020

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Entre le 1er janvier 2019 et le 31 janvier 2020, le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH) a pu documenter 397 cas d’atteintes aux droits de l’homme attribuables aux ADF.

Par rapport à l’année précédente, une augmentation de 69% a été constatée.

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De ces 397 cas d’atteintes aux droits de l’homme, l’on a : 496 victimes d’exécution sommaire, 142 victimes d’atteinte au droit à l’intégrité physique, au moins 508 victimes d’enlèvement, et au moins 79 cas d’atteinte aux droits à la propriété.

Une forte augmentation du nombre d’atteintes aux droits de l’homme commis par des ADF à Beni contre les populations civiles de près de 69%.

Alors que l’année précédente soit de décembre 2017 à décembre 2018, le BCNUDH n’avait documenté que 208 cas d’atteintes aux droits de l’homme.

Ces faits sont documentés dans un rapport publié le lundi 6 juillet.

Ce document revient sur les atteintes et violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire par des combattants des ADF et des membres des forces de défense et de sécurité dans les territoires de Beni au Nord-Kivu et d’Irumu et Mambasa en Ituri, entre le 1er janvier 2019 et le 31 janvier 2020.

Ce rapport indique que du 1er janvier 2019 et le 31 janvier 2020, au moins 1154 victimes dont 235 femmes et 166 enfants ont été enregistrés. Sept attaques des ADF sur des hôpitaux et centres de santé ainsi que l’attaque d’une école, ont également été documentées.

« Ceux-ci ont commis au moins deux cas de meurtres de deux hommes au cours de l’année 2019. Des violations commises par des policiers ont donné lieu à des actes de représailles de la part de la population. En décembre 2019, des jeunes ont tué un agent de la PNC à Oicha», dit le BCNUDH.

Le rapport indique que 3 facteurs ont contribué à cette forte augmentation des nombres d’atteintes par rapport à l’année précédente.

Parmi ces facteurs, il y a entre autres la destruction de leurs bases et de leur milieu de vie lors des opérations militaires, des représailles sur les populations civiles et le vide laissé par la fermeture de certaines bases militaires de la MONUSCO pour des raisons budgétaires et l’absence des militaires des FARDC dans certaines zones.

En outre, des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dans le cadre d’opérations militaires contre les ADF sont attribuables aux membres des forces de défense et de sécurité.

Le BCNUDH a documenté 109 victimes de violations des droits de l’homme commises par des militaires des FARDC et 137 victimes de violations des droits de l’homme perpétrées par des agents de la PNC, y compris des éléments de la Légion nationale d’intervention (LNI).

Le BCNUDH indique dans la même optique que les ADF ont conduit au moins 162 attaques dirigées contre des civils (123 attaques contre des villages ou des champs et 39 embuscades), 35 contre des positions militaires et 16 autres ciblant à la fois des civils et des positions militaires.

Thierry Mfundu

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