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Dossier Bukanga Lonzo, Transco, etc.: Matata Ponyo dément toute implication aux fonds d’investissements et responsabilise les « ministères sectoriels » (Mise au point)

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« Le Premier ministre honoraire n’a eu à gérer, depuis la Primature, des fonds destinés aux différents projets d’investissements. Donc, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature ».

C’est ce qu’affirme l’ancien 1er ministre et sénateur Matata Ponyo, dans une mise au point de son cabinet du 06 juillet 2020 dont une copie est parvenue à Politico.cd.

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Selon cette mise au point, il s’observe depuis quelques semaines dans certains médias à Kinshasa des publications faisant état de la mauvaise gestion financière, par l’ancien Premier ministre Matata Ponyo Mapon, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets, initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction.

Le cabinet Matata considère que la plupart de ces intervenants « surestiment à dessein les montants des différents projets, les multipliant parfois par deux ou trois, si pas plus ».

Ce qui démontre, selon son cabinet, « non seulement la méconnaissance des principes de fonctionnement d’un Gouvernement, en ce compris le rôle du Premier ministre, mais aussi, le mépris, la calomnie, la désinformation et les dénonciations qui relèvent d’une légèreté et d’une grossièreté savamment montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité », peut-on lire dans ces lignes.

Et de préciser:

«Sauf mauvaise foi manifeste et intention malveillante, cette implémentation a toujours été l’œuvre des ministères sectoriels ».

Citant notamment les projets : parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, du marché international de Kinshasa à Maluku, des locomotives neuves pour la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), de la société Congo Airways, de Transco, des bus Esprit de vie, de la relance de la Société Congolaise des Transports et Ports (SCTP), du Bâtiment du gouvernement (intelligent), des immeubles Royal réhabilités, de l’aérogare internationale de N’Djili, des stades municipaux, des écoles primaires construites, du lot important des équipements médicaux, etc., le cabinet Matata Ponyo soutient que tout ce projet, les ministères sectoriels en ont assuré la coordination, la supervision et le suivi dans leur implémentation.

Il note même que d’autres, ont bénéficié du concours direct des services compétents de l’Etat et mêmes des entités privées qui ont été rendus comptables dudit implémentation et ce, durant la période allant d’avril 2012 à décembre 2016

Le cabinet Matata rappelle à l’opinion que la Primature, sous son mandat, « n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement ».

« Il est dès lors déloyal et malicieux de chercher à détourner l’attention de l’opinion par une désinformation qui n’a comme objectif principal d’une part, de porter atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa personnalité et d’autre part, de détourner l’attention de Félix Tshisekedi et celle de la Justice ».

Et de continuer :

« les véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics sont bel et bien connus par la population congolaise et la communauté internationale », indique ce cabinet.

Le cabinet Matata est d’avis que le Premier ministre honoraire a « relevé, au fil de ces années de dur labeur (2012– 2016), de privation et d’abnégation pour engager le Gouvernement dans des réformes d’envergure pour la gouvernance à laquelle il est très attaché ». Sacrifices qui poussent le cabinet Matata à dire qu’ « il ne pouvait jamais lui permettre d’alourdir ses responsabilités par son implication dans l’implémentation directe des projets et surtout par la gestion des fonds y destinés ».

Face à cet état de chose, le cabinet du sénateur Matata Ponyo « entend solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques ».

Aussi, il se réserve le droit de s’en ouvrir sous peu à la justice pour tous ces faits tout aussi invraisemblables que répréhensibles par la loi pénale ».

L’opinion se rappelle que sous le regime du président Joseph Kabila de 2002 à 2018 et particulièrement sous la primature de Matata Ponyo, plusieurs projets à impact visible ont été lancés dans le cadre des 5 chantiers de la République ou de la révolution de la modernité mais qui finalement ces sont avérés des véritables gouffres financiers que plusieurs appellent des éléphants blancs.

Thierry Mfundu

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