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Tshopo : le gouvernement provincial déclaré « démissionnaire »

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Après une confusion autour des premiers résultats du vote sur la motion de censure visant le gouvernement provincial de la Tshopo, le président de l’organe délibérant, Gilbert Bokungu, a affirmé que « le gouvernement provincial tombe et il est réputé démissionnaire ».

Il a dit avoir « été induit en erreur dans la salle par un expert qui avait la charge de compter les bulletins ».

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« L’Assemblée provinciale compte 28 députés et le suffrage valablement exprimé était de 23 votants et 5 bulletins nuls. Sur les 23 votants, 13 députés provinciaux ont voté pour la déchéance et 10 contre la déchéance du gouvernement provincial. De ce fait, la majorité absolue est de 12+1 donc 13 voix et donc le gouvernement provincial tombe », a-t-il précisé devant la presse.

À l’annonce des résultats, la ville de Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, a été sous tension. La police a été obligée de dissuader, avec des tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles, les manifestants aux alentours de l’hémicycle.

Dans la motion dont une copie est parvenue à POLITICO.CD, les députés provinciaux affirment que, « plus d’une année passée, force est de constater que les espoirs suscités par l’élection de l’actuel gouverneur de province et la mise en place de son équipe gouvernementale s’évanouissent, créant ainsi un fossé entre les multiples attentes de la population et la réalité sur terrain).

D’après les 8 motionnaires, « rien et rien n’a été fait qui présage à apporter une thérapie de choc susceptible de sortir la Tshopo de sa torpeur. »

Le gouverneur de la Tshopo, Walle Lufungula, est accusé de plusieurs maux qui gangrènent la gestion actuelle de la province de la Tshopo.

Ce sont, notamment, l’absence des politiques publiques aux bénéfices des populations, la dilapidation des finances publiques, le faible taux d’exécution du budget rectificatif 2019, le faible taux d’exécution du budget 2020 au premier semestre, la non-exécution des recommandations de l’Assemblée provinciale, le non-respect des attributions des ministres provinciaux, le non-respect de la procédure de passation des marchés publics d’intérêt provincial et local ainsi que l’absence de l’impact visible de l’action gouvernementale dans les sept territoires.

Par ailleurs, à la Tshopo, des analyses fusent, des contestations s’accroissent et l’incertitude plane toujours.

Serge SINDANI

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