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« La situation actuelle en RDC est explosive et tire son origine de manque de crédibilité et de légitimité des élections 2018 » estime Dismas Kitenge, Groupe LOTUS

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Dismas Kitenge, Président de l’ONG Groupe LOTUS, une organisation des défenses des droits humains basée à Kisangani, commente la situation politique actuelle qui écume la RDC, caractérisée par des dernières manifestations « violentes » mercredi 24 Juin, dues aux trois propositions de loi pour la réforme du secteur judiciaire, initiées par le député Aubin Minaku, président honoraire de l’Assemblée nationale.

Pour lui, ce qui prévaut actuellement au pays est plutôt la résultante des dernières élections de Décembre 2018, dont la crédibilité et la légitimité ont souffert d’exécution.
Il paraphrase ainsi, « Si les prémisses sont fausses, la conclusion ne peut pas être vraie.»

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« La situation de la RDC est explosive car la violence actuelle tire son origine de manque de crédibilité et de légitimité des élections de décembre 2018 dont certains d’entre nous ont accepté et vanté les résultats des présidentielles au nom de la passation pacifique et civilisée du pouvoir et en formant une coalition au pouvoir. » a-t-il indiqué à POLITICO.CD

L’enseignant des cours de Droit à l’Université de Kisangani, Dismas Kitenge condamne pendant ce temps le mode politique du recours à la violence. Il estime qu’un bon combat démocratique doit se faire par la non violence active.

« En tant que défenseur des droits humains, je soutiens une revendication pacifique menée par des moyens non violents. Je condamne et condamnerai toujours la fraude et la tricherie électorale qui ont amené la plupart des dirigeants actuels au pouvoir. L’on ne peut prétendre être un parti politique pacifique au pouvoir en recourant aux moyens violents et en tolérant que ses militants se livrent aux actes de vandalisme. Personne n’a le monopole de la violence. La violence appelle toujours la violence. Un bon combat démocratique doit se faire par la non violence active. » a-t-il ajouté.

Parlant de la réforme de la centrale électorale, CENI, Dismas Kitenge révèle que dans le contexte actuel et par cohérence de ses prises positions, il serait « inutile, inefficace voire dangereux de demander à notre prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, de prendre la direction de la CENI.»

« Dans cette hypothèse, il faut disposer des dynamiques internes fortes dans les micro-systemes pour impluser un changement en profondeur. Malheureusement même avec le prof Ndjoli à la direction à côté de Ngoy Mulunda en 2011 nous n’ avons pas réussi à inverser la tendance. Aujourd’hui avec quelques bonnes gens à l’Assemblée nationale l’on ne réussit pas fondamentalement à imprimer une nouvelle marque. Certes, qu’il faut oser mais pas jusqu’à faire tomber nos icônes à ce stade de notre long combat démocratique. » conclut Dismas Kitenge, vice-président honoraire de la fédération internationale des droits de l’homme et Président du l’ONG Groupe LOTUS.

Mercredi, une vive tension a été vécue aux alentours du palais peuple suite à l’examen de trois propositions de loi initiées par Aubin Minaku et Garry Sakata sur la réforme judiciaire en RDC. Ces dernières se sont soldées par des dérapages jusqu’à la destruction des immeubles et résidences de la plut part des responsables du FCC, plateforme politique soutenant le sénateur à vie, Joseph Kabila.
Par ailleurs, des discussions au tour de la réforme de la CENI continuent à battre de l’aile dans la classe socio-politique au pays.

Serge SINDANI

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