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Demande d’ouverture d’une enquête contre Joseph Kabila à la CPI par les Partenaires canadiens pour la justice internationale

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Un groupe d’avocats Canadiens demande au Bureau de la Procureure d’enquêter sur la responsabilité de l’ancien Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila et les hauts fonctionnaires de son gouvernement dans la commission des crimes contre l’humanité pendant son règne.

C’est l’objet d’une correspondance adressée à la Procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, Ce mardi 16 juin 2020.

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Reconnaissant que le Bureau de la procureur de la CPI, a précédemment enquêté et poursuivi quelques auteurs de crimes internationaux en RDC, ces avocats Canadiens estiment que ces cas ont été limités à des membres de groupes rebelles et d’opposition.

Pour eux, le Bureau de Fatou Bensouda n’a, malheureusement, pas encore abordé sérieusement le rôle et la responsabilité du président Kabila et de son administration dans la commission de violences à motivation politique, y compris les meurtres, les détentions arbitraires, la torture, les violences sexuelles et les disparitions forcées.

Se basant sur des rapports d’enquêtes des plusieurs organisations internationales de droits humains, ce groupe d’avocats Canadiens attire l’attention de la Procureure de la CPI sur 3 cas d’effusions de sang et de brutalité qui illustrent la nature et la gravité des crimes imputables à l’ex-président Kabila et à ses officiers supérieurs militaires et politiques.

D’abord les atrocités commises par les forces de l’ordre, à la veille des élections de 2006, sous les ordres directs ou indirects de Joseph Kabila ayant causées la mort d’au moins 500 opposants à Kinshasa et au Bas-Congo et au cours desquelles plus de 1.000 personnes avaient été emprisonnées et torturées.

« La plupart de ces actes ont été commis, notamment par la Garde républicaine, la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police, l’Agence nationale de renseignements (ANR), et l’État-major des renseignements militaires, anciennement connu sous le nom de DEMIAP. », notent ces avocats Canadiens.

Ensuite depuis août 2016, les forces de sécurité gouvernementales et la milice pro-gouvernementale « Bana Mura » – armée et dirigée par le gouvernement – sont impliquées dans des attaques systématiques contre les civils dans les provinces du Kasaï, dans le cadre de la lutte contre les insurrections anti-
gouvernementales.

La Monusco a découvert plus de 80 fosses communes dans la région dont beaucoup étaient liées aux forces de sécurité gouvernementales.

Ces avocats ajoutent que des centaines de victimes ont subi des exécutions extrajudiciaires, des mutilations, des enlèvements, des violences sexuelles ou des arrestations arbitraires.

Enfin, les répressions des forces de sécurité contre les manifestations contre le régime de Kabila ayant provoqué le décès d’au moins 62 civils, 147 blessures et à l’arrestation de 917 personnes après son refus en décembre 2016 de démissionner de son poste de président malgré la limite constitutionnelle de deux mandats.

À cela s’ajoute le recrutement et le déploiement des rebelles M23 avec comme objectif de réprimer violemment des manifestations pacifiques.

« Joseph Kabila et son gouvernement ont tout fait pour faire disparaitre les traces de toutes les victimes. Certaines ont été enterrées dans des fausses communes et d’autres jetées dans le fleuve Congo. », révèlent ces avocats tout en soulignant que l’impunité de ces crimes est à la base de la recrudescence des violences et la précarité de la situation sécuritaire actuellement en RDC.

Face à tous ces faits, ces avocats appelent le Bureau de la Procureure Fatou Bensouda à examiner minutieusement et sans délai le rôle du président Kabila et d’autres hauts responsables gouvernementaux impliqués dans des crimes contre l’humanité.

« Il est temps que la CPI agisse, » concluent ces avocats dans leur correspondance.

Thierry Mfundu

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12 Commentaires

  1. J’aurai aimé parlé directement a ces avocats, pourquoi ne cherche t’il pas Justice pour ce qui se passe en Libye depuis Sarkozy a aujourd’hui, sans oublier la Syrie, Iran, Iraq et je ne sais où encore, qui a ouvert un procès contre la Belgique après ce qu’il nous fais vivre a l’époque coloniale, il eut réparations ?!
    Pourquoi ils veulent seulement salir l’histoire que nous cherchons avec forte difficulté a rendre lisibles.
    Nous sommes un pays souverain et ferons front a tous ceux qui marche contre Kabila, contre l’histoire du Congo

  2. Quand c’est le tour de la Libye ou Syrie ou d’autres pays, c’est leur tour. Quand c’est le tour de la RDC avec Kabila, et bien c’est son tour. Si les faits qui lui sont reprochés sont faux, et bien il a des millions et il pourra engager les meilleurs avocats du monde entier. Ces avocats ne veulent pas salir notre histoire, c’est Kabila qui l’a salie en organisant des tueries des milliers des citoyens congolais innocents. Un jour ou l’autre, il va payer et c’est écrit dans le béton par celui qui s’est déclaré défenseurs des pauvres et des innocents, Dieu lui-même.

  3. Les avocats Canadiens ? Hé ! On est ou là ? Ah je comprends,c’est sur le code minier congonlais?Monsieus les avocats,Adressez vous au gouvernement de la république. Laissez joseph kabila tranquille il a investi tout son argent au congo .Je pense que c est ca votre colère.

  4. Je suis tres content que enventuellement, quelqu un s’ est mis debout pour parler en faveur du peuple Congolais… Kabila doit etre arrete. Il est responsable de bcp de malheurs en RDC. Kabila doit etre arrete. Merci!!!

  5. Ngambienne, Tu dois etre malade ou bien corrompu par Kabila. Ce groupe d’ avocat est libre de choisir ce qu’ ils veulent aborder. Il ne revient pas de leur responsibilite d’ aborder tous les sujets au monde. Nous, Congolais, sommes contents qu’ ils aient choisi les problemes de notre pays. Nous serrons reellement satisfait de voir Kabila aux arrets. … Nous sommes un pays souverain? C’ est pourquoi Kabila nous a tue comme des mouches. Tu ne fais pas des senses ou bien tu es reellement un malade mental. #KabilaMustBeArrested !!!

  6. Moi , j’ai appris à l’école que la colonisation ce l’éffet d’imposser sa domination sur un peuple,mais ce que la Kabili a fais au peuple congolais se plusque la colonisation,ces gens là doit etre jugées

  7. Joseph Kabila vivra le pire de sa vie dans un future proche, pourquoi ?
    ‘’Qui tue par l’épée mourra par l’épée’’ se veut un principe naturel qui sous-tend la nature humaine. L’histoire en illustre à merveille à travers le comportement sadique de Saul. Cet assaillant, à moitié juif et romain, s’était une fois adonné à la persécution des disciples de Jésus-Christ. Fort heureusement, il finit par se convertir au Christianisme dont il contribua largement à l’expansion. Nonobstant son apport positif, le ciel n’a jamias épargné l’apôtre Paul de ses maux. En effet, il a subit le même sort que les victimes de ses actes odieux, matérialisant ainsi l’adage romain, ‘’Dura Lex Sed Dura’’, la loi est dure cependant elle démure loi.
    La réplicabilité de cette vérité d’évidence résonne dans l’histoire politique de la RDC. D’aucuns se souviendraient que les complices dans l’assassinat de Patrice Emery Lumumba se sont exposés à tour de rôle au même châtiment. Moise Tshombe, l’homme fort du Katanga est mort en détention en Algérie de suite d’une crise cardiaque alors qu’il était arrêté par l’administration Boumediene qui le soupçonnait d’avoir joué un rôle capitale dans le meurtre de l’ancien premier ministre de la RDC. Quant à Joseph Kasavubu, c’est dans son village à Boma qu’il a rendu l’âme dans des conditions sinistres après le renversement de son régime par Joseph Mobutu. Apres trois décennies de règne, ce dernier fut abandonné dans les poubelles de l’histoire et alla finir ses jours au royaume du Maroc suite à la décadence de son régime en 1997. Laurent-Désiré Kabila qui, en toute témérité, renversa Joseph Mobutu avec l’aide de l’armée rwandaise qui causa la mort de presque douze millions des Congolais se tira d’affaire en payant une lourde tribu, notamment son assassinat par les mêmes personnes qu’il avait parrainées. C’est autant dire que le monde n’est que le propre de Dieu qui en détient les rennes. Toute prétention humaine d’en assumer le contrôle est absurde. C’est dans cette monstruosité que s’insurge l’aventure du jeune politicien Joseph Kabila. Si celui-ci a fini par se rendre sage au crépuscule de son règne en cédant pacifiquement le pouvoir à Felix Tshisekedi, jadis son ennemi farouche, dans des conditions nébuleuses, son passé reste à désirer.
    En voulant emboiter le pas à ses prédécesseurs, principalement, Joseph Mobutu et Paul Kagame qui ont abattu à bout portant les innocents congolais sans toutefois avoir des comptes à rendre, Joseph Kabila s’est fourré le doigt dans la prunelle de son œil. En fait, l’imitation d’un agresseur loin de raffermir l’imitateur l’affaiblit bien au contraire. C’est dans cette perspective que Joseph Kabila, une fois l’enfant chéri des Occidentaux, s’est trouvé reléguer à l’arrière-plan par les mêmes impérialistes qui l’ont propulsé au pouvoir. Auteur de plusieurs assassinats en RDC et catalyseurs des viols dans ce pays connu comme la capitale mondiale des viols, Joseph Kabila s’est enrichi sur le dos du pauvre congolais en pillant les deniers publics.
    Si le monde peut excuser Joseph Kabila pour avoir abattu des millions des congolais a l’instar de ses devanciers, les Américains et les Européens digèrent mal la mort de Michael Sharp et celle de la suédoise, Zaida Catalana, deux travailleurs humanitaires dont la complicité de Joseph Kabila à mener à leur tuerie. Réitérant les propos du Secrétaire général de l’ONU, Antoine Gouteress, ‘’ Je remets le dossier Michael et Zaida Catalana entre les mains des Etats-Unis d’Amérique pour qu’ils en soldent le compte avec Kinshasa’’. En toute sincérité, Joseph Kabila se trouve entre l’enclume de la misère et le marteau de la mort. En pleine chute libre, la Cour Pénale Internationale l’attire vers son centre. La grande question que le monde se pose est celle savoir la manière dont il va s’opposer à cette pesanteur ?

  8. Black Lives Matter. Ne juger que des présidents ou ex présidents africains par des blancs devient ségrégationniste et esclavagiste. FOUTEZ NOUS LA PAIX.

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