l'info en continu

Thomas Luhaka: « Je n’ai rien avoir sur le problème d’argent de ce dossier »

- Publicité-

Ancien ministre des Infrastructures et travaux publics, Thomas Luhaka Losendjola est intervenu comme témoin au procès en cours au tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe siégeant en audience foraine ce jeudi 04 juin à la prison centrale de Makala.

Dans son intervention au tribunal, Thomas Luhaka affirme qu’il n’a rien avoir avec le décaissement des fonds pour le dossier 100 jours.

- Publicité-

« Je n’ai rien avoir sur le problème d’argent de ce dossier« , a-t-il déclaré dans son intervention de ce jeudi 04 juin.

Et de poursuivre: « Donc, je ne suis pas concerné par le choix et l’exécution du Programme de 100 jours.« 

Il affirme avoir reçu une correspondance du Directeur de cabinet du chef de l’État de mettre sur pieds une commission ad-hoc.

Celle ci devrait déterminer les sites pour implanter ces maisons.

« Les maisons construites, je ne connais pas. La société Samibo, je ne la connais pas, j’ai entendu parler de cette société qu’au cours de cette instruction, car en amont, lorsqu’il fallait mettre en place cette commission, la note technique du Directeur de cabinet ne précisait pas que telle société allait construire des maisons ou logements sociaux, » indique-t-il dans son intervention.

Vital Kamerhe a soutenu que Thomas Luhaka a participé au montage de ce projet des logements sociaux, car représentés à la réunion du 15 mai 2019 par des experts de son ministère.

« Donc le ministre ne peut pas dire n’avoir pas participé, à moins que ses experts ne l’aient pas informé des réunions auxquelles ils avaient participé sur le dossier 1.500 maisons, » avait soutenu le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe.

Thomas Luhaka de son côté affirme que les experts dont on fait allusion doivent être absolument les DG de l’OVD et de L’Office des Routes, car à une réunion à la présidence.

« À peine informé du projet de 100 jours, je vois le DG de l’OVD qui projete un documentaire sur la voirie urbaine, bien ficelé.
Je me suis donc rendu compte que des reunions s’étaient déjà tenues entre ces mandataires publics et la présidence de la république, réunions auxquelles je n’etais jamais associés, j’étais ministre sortant, et donc je ne m’en offusquais pas, » a-t-il déclaré au tribunal.

Thomas Luhaka précise qu’en ce qui concerne les prestataires, ainsi que les mécanismes de décaissements des fonds, ils ont été decidés par la présidence, « car dès février 2020, nous étions complètement inhibés par la présidence en ce qui concerne les décaissements des fonds et le reste, » a-t-il conclu.

Thierry Mfundu

- Publicité -
PUBLICITÉspot_img

EN CONTINU