Face à la persistante de l’insécurité, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi sort de son silence

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Dans une adresse faite ce mardi 19 mai, dont une copie est parvenue à la rédaction de Politico.cd, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Monseigneur Jean-pierre Tafunga, réagit face à la recrudescence et la persistance de l’insécurité dans la ville de Lubumbashi.

« J’ai vu la souffrance de mon peuple et j’ai entendu son cris »

Face à cette situation d’insécurité, l’archevêque de Lubumbashi fait des recommandations, tant à la population qu’aux autorités politico-administrative et sécuritaires* :

a. A la population

  • De ne pas perdre sa confiance en Dieu car « l’espérance ne trompe pas » (Rm5, 5) et de ne jamais oublier que « Si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les sentinelles » (Ps 127,1). Peuple du Haut-Katanga, sois fort et tiens bon (cf. Josué 1,7).
  • Aussi, nous recommandons à notre population la vigilance et la solidarité pendant ces temps difficiles que traverse notre ville de Lubumbashi, car nous avons en face, deux ennemis redoutables : le Coronavirus et les bandits à mains armées, qui tous les deux
    apportent l’insécurité.
  • Face à l’ennemi invisible qu’est le Coronavirus, nous recommandons à tous de redoubler d’efforts en suivant scrupuleusement les
    recommandations de nos autorités pour vaincre ce virus.
  • De ne pas avoir peur et d’aider les autorités à éradiquer l’insécurité que nous déplorons.
  • De prévenir l’insécurité alimentaire par la revalorisation du travail de la terre.
  • Et qu’ainsi se lève parmi nous et spécialement dans nos églises, un élan de solidarité, pour venir en aide à nos frères et sœurs victimes. « Dès lors, frères, tenez bon … » (cf. 2Th 2,15-17). b. Aux autorités politico-administratives et sécuritaires
  • Nous reconnaissons vos effortspour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ; mais ces efforts ne semblent pas être à la hauteur des attentes du peuple : à savoir l’éradication de l’insécurité.
  • Que la fonction des cadres de base soit revalorisée : les Bourgmestres, les chefs de quartiers, de rues, de cellules, de blocs, afin qu’ils contrôlent les mouvements et les activités des personnes vivant dans leurs entités.
  • Réévaluer l’efficacité des Centres de Coordination des Opérations, CCO en sigles, mis sur pied depuis un certain temps par l’autorité provinciale. Et surtout de veiller à ce que les moyens mis à leur disposition (motos, véhicules et même les primes) soient utilisés à bon escient.
  • Nous leur recommandons aussi de prévenir de possibles insécurités à venir. En effet, la recrudescence du phénomène des enfants en rupture du lien familial doit nous interpeller tous. « Vous voilà prévenus » (2P 3,17).
  • En définitive, nous demandons à nos autorités de redoubler d’efforts pour que la sécurité et la paix reviennent chez nous, car la paix est le nouveau nom du développement. Adrien Ambanengo | POLITICO.CD