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Kongo-central : l’administrateur de Kasangulu blessée au bras dans des accrochages entre la police et les motocyclistes

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La Police nationale congolaise dit avoir utilisé le gaz lacrymogène pour disperser les motocyclistes qui manifestaient depuis le matin contre les mesures de prévention contre le Coronavirus, selon la police, et contre les tracasseries policières sous prétexte du COVID-19 selon ces derniers.

La Police nationale a annoncé que ces motocyclistes ont pris en otage l’administrateur du territoire de Kasangulu en otage, à qui ils ont obligé d’aller ensemble jusqu’à la frontière Kongo-central-Kinshasa, afin qu’il ordonne hic et nunc, la levée de la barrière qui filtre les trafics entre ces deux provinces. Ce, après avoir barricadé la Nationale numéro 1 au niveau de Kasangulu.

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Cet après-midi, la PNC a recouru à la force pour libérer l’administrateur du territoire de Kasangulu de l’emprise des motocyclistes.

« À coup de gaz lacrymogène, la Police a réussi à extirper Madame l’administrateur du territoire des mains de motocyclistes. Elle s’en est sortie avec un bras gauche blessé par une pierre lancée par ces inciviques », annonce-t-elle.

Les habitants de Kasangulu font aussi état des tirs entendus depuis le début de ces accrochages.

Ces accrochages ont commencé dans la matinée de ce mardi 19 mai, lorsque les motocyclistes communément appelés « Wewa » (Ndlr « toi » en langue Luba) ont barricadé la Nationale numéro 1 au niveau de Kasangu pour tenter de convaincre les autorités locales de les laisser transporter deux clients par course comme d’habitude, en lieu d’un seul client comme à cause du Coronavirus, informe la Police nationale congolaise.

« En sus, ils exigent amener leurs clients jusqu’à la frontière entre le Kongo-central et Kinshasa, où sont érigées les postes de contrôle sanitaire », a déclaré le porte-parole de la PNC, Colonel Mwanamputu.

Du côté des motocyclistes, ils parlent plutôt des protestations motivées par les tracasseries policières croissantes en cette période d’état d’urgence.

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